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Okaïdi, Oxybul, Obaïdi : le groupe IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, placé en redressement judiciaire

Environ 2.000 personnes sont employées en France par Obaïbi, Okaïdi, Oxybul et la plateforme logistique IDLOG. Ces quatre entités sont concernées par la procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole.

Le groupe qui possède le spécialiste du vêtement pour enfants Okaïdi est au bord du redressement judiciaire

Crédit : AFP

AFP - édité par Marine Langlois

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Le groupe nordiste IDKIDS a été placé mardi 3 février en redressement judiciaire pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi, a appris l'AFP auprès des syndicats et de la direction. 

La procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, selon ces sources. En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe".  

"C'est un soulagement pour nous, pour la marque et pour l'ensemble du groupe. Au moins, nous avons une continuité, car on avait peur d'une liquidation", a réagi Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT.  La direction explique que cette demande de protection doit permettre de "redonner du temps et de la capacité financière" au groupe, qui doit "accélérer" sa "transformation". 

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Okaïdi, marque historique du groupe dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, selon une porte-parole du groupe. Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6.000 salariés dans le monde. IDKIDS dit subir un "effet sablier": le segment premium résiste en haut du marché, tandis que "le low-cost et l'ultra fast-fashion prospèrent" en bas, ce qui étrangle les enseignes du milieu de gamme comme Okaïdi. 

Les salariés redoutent des "fermetures de magasins"

Du côté des salariés, certains ont exprimé mardi leur inquiétude. "On voit les chiffres en magasin baisser depuis plusieurs années, avec moins de clientèle et un panier moyen plus bas", témoigne une vendeuse du l'entreprise, qui ne souhaite pas donner son nom.  Salariée sur la plateforme logistique, Séverine Ouablla, 55 ans, s'interroge : "Les salariés ont fait tout ce qu'ils ont pu depuis de nombreuses années. Je crains l'impact salarial: quel avenir pour les salariés ?".  Farida Khelifi redoute "des fermetures de magasins", sans en connaître l'ampleur.  

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Blandine Couchourel, représentante du personnel et déléguée CFTC, souligne, elle, "beaucoup de transparence" de la part de la direction et assure que les salariés "croient à l'entreprise" et veulent "qu'elle continue".  L'enseigne avait déjà annoncé en mars 2024 une "stratégie de simplification" qui s'était traduite par la suppression de 250 emplois dans le réseau et 50 au siège, selon une porte-parole du groupe.  

De nombreuses entreprises françaises de prêt-à-porter ont connu des difficultés ces dernières années : IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Jennyfer, André, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam, Kaporal... Après le difficile passage à la vente en ligne, le Covid-19, l'inflation et désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, l'activité du secteur habillement/textile a reculé de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l'Institut français de la mode. 

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