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"Une annonce brutale" : l'enseigne de décoration Bouchara demande son redressement judiciaire, 541 salariés concernés

Les magasins français de décoration Bouchara ont demandé leur placement en redressement judiciaire mercredi 21 janvier, dans l'attente de trouver un repreneur pour l'entreprise.

L'enseigne française de décoration Bouchara (Illustration)

Crédit : Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP

AFP - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Connus pour leur linge de lit et leurs textiles de maison, les magasins français de décoration Bouchara ont demandé mercredi 21 janvier au tribunal des activités économiques de Paris leur placement en redressement judiciaire, a fait savoir à l'AFP la direction.

L'entreprise, qui est à la recherche d'un repreneur, a justifié cette demande par "un environnement de marché durablement contraint", "une baisse des dépenses des ménages" et une concurrence qui s'intensifie, notamment de la part des "acteurs à bas prix et du e-commerce", sans citer nommément les géants asiatiques Shein et Temu. Cette décision vise notamment à "protéger les emplois" de ses 541 salariés en CDI, a justifié l'entreprise. 

Une baisse de plus de 8 millions de son chiffre d'affaires en 2025

Bouchara dispose pour l'heure d'un réseau de 52 magasins en France métropolitaine, de Brest à La Rochelle en passant par Marseille ou Nice. Elle a estimé son chiffre d'affaires pour 2025 à 82,5 millions d'euros, en baisse de 8,6 millions par rapport à 2024.

Si le tribunal accepte ce placement en redressement judiciaire, s'ouvrirait alors une période d'observation de six mois pour l'entreprise en cessation de paiements, à l'issue de laquelle d'éventuels investisseurs pourraient formuler une offre de reprise pour tout ou une partie des magasins et des emplois. Pendant cette période, les magasins resteront ouverts, assure la direction. 

Les travailleuses et travailleurs n'ont pas à faire les frais des choix et/ou des erreurs stratégiques du patronat

Fédération CGT Commerce et Services

Cette décision inquiète les syndicats du secteur : "Cette annonce brutale plonge les salariés dans une incertitude totale sur leur avenir professionnel", a alerté mercredi 21 janvier la Fédération CGT Commerce et Services dans un communiqué. "Les travailleuses et travailleurs n'ont pas à faire les frais des choix et/ou des erreurs stratégiques du patronat", a-t-elle ajouté.

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Pour expliquer ses difficultés, la direction de Bouchara a également avancé le ralentissement du marché immobilier. Elle affirme avoir opéré en 2017 une "transformation de son modèle", qui s'est par exemple traduit par l'arrêt du prêt-à-porter et "une montée en gamme de l'offre". "Malgré ces efforts structurels, l'enseigne demeure confrontée à des pertes récurrentes", a souligné la direction.

D'autres marques du secteur de la décoration et de l'ameublement se sont engagées dans des procédures collectives ces dernières années, dont des liquidations judiciaires, comme Habitat en décembre 2023 ou Casa France en juin 2025.

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