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Peter Mandelson et Jeffrey Epstein
Crédit : AFP
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Acculé, l'ex-ambassadeur du Royaume-Uni à Washington et figure du Labour Peter Mandelson s'est résolu à quitter la Chambre des Lords, dernière conséquence mardi 3 février de la publication de documents du dossier Epstein qui mettent en cause des personnalités du monde entier.
Plus tôt, le Premier ministre britannique Keir Starmer avait estimé nécessaire d'"agir rapidement", ordonnant la préparation d'une loi pour retirer à Mandelson son titre de Lord, une mesure qui n'a pas été prise depuis plus d'un siècle au Royaume-Uni. "Le greffier du Parlement a reçu (mardi) un message de Lord Mandelson, l'informant de son intention de quitter la Chambre à compter du 4 février", a annoncé le président de la chambre haute, Michael Forsyth.
Quelques heures après cette annonce, la police de Londres a ouvert une enquête criminelle visant Peter Mandelson, à la suite d'informations selon lesquelles il aurait transmis au pédocriminel Jeffrey Epstein des informations sensibles pour les marchés financiers, ont rapporté mardi plusieurs médias britanniques. La police n'a pas immédiatement confirmé cette information à l'AFP.
Peter Mandelson siégeait à la chambre depuis 2008, mais s'était mis en congé fin janvier 2025 après sa nomination à Washington. Il avait été limogé de son poste d'ambassadeur en septembre, déjà à cause de révélations sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
La publication vendredi de millions de pages du tentaculaire dossier Epstein par le ministère américain de la Justice a mis à jour une nouvelle masse d'informations sur les activités du financier américain et l'étendue de son carnet d'adresses. Selon des documents, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu'il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.
Jack Lang et sa fille pris dans la tourmente de l'affaire Epstein
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L'affaire Mandelson est une source d'embarras pour Keir Starmer, déjà impopulaire et critiqué au sein même du camp travailliste : c'est lui qui avait fin 2024 pris la décision de nommer cet homme politique influent pour représenter le Royaume-Uni à Washington, avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
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