2 min de lecture

La restauration, un milieu "dur et violent" ? "Pas plus qu'un autre", estime Philippe Etchebest, qui défend sur RTL "un beau métier" aux "possibilités incroyables"

Sur RTL, Philippe Etchebest en a assez que la restauration soit décrite comme un milieu violent. Le chef étoilé, qui sort un nouveau livre, reconnaît qu'il y a "des dérives", mais qu'elles ne doivent pas être généralisées à l'ensemble de la profession.

Philippe Etchebest sur RTL samedi 17 octobre

Crédit : RTL

Le Journal inattendu de Philippe Etchebest

00:48:09

Le Journal inattendu de Philippe Etchebest

00:48:09

Stéphane Boudsocq - édité par Julien Benesteau-Tellier

Je m'abonne à la newsletter « Économie »

Mettre RTL en favori sur Google

Le chef étoilé Philippe Etchebest a poussé un nouveau coup de gueule ce samedi 17 octobre au micro de RTL afin de défendre l'honneur du milieu de la restauration. 

"Je suis des fois un peu en colère quand j'entends des discours qui ciblent notre métier comme étant un métier dur et violent", dénonce le chef membre du jury de Top Chef sur M6, alors que depuis quelques années et l'avènement d'un mouvement Metoo de la restauration, les langues se délient à propos des violences systémiques en cuisines.

"Oui, ça doit exister (des cas de violence), ça peut arriver, mais je peux vous assurer que ça se passe partout ailleurs aussi. Il y a des dérives, à cause de l'agissement de certains, que je ne cautionne pas, bien sûr, mais il ne faut pas jeter l'opprobre sur notre métier", a pointé du doigt Etchebest.

Le chef, qui sort une édition enrichie de son livre Cuisinez bien accompagné avec ma méthode Mentor, défend corps et âme l'attractivité des professions de la restauration, en proie à des difficultés de recrutement.

"Ce n'est pas un métier plus dur qu'un autre"

"On est une profession, en règle générale, où il y a quand même de bons salaires, où la progression dans notre métier est certainement plus rapide que dans n'importe quelle autre branche, où on peut être commis un jour et un an après être demi-chef de partie, explique celui qui possède plusieurs restaurants à Bordeaux. C'est-à-dire qu'on peut passer de 1.700 euros, qui est un salaire de base de départ, à 2.000 euros très rapidement, en même pas un an." L'animateur de Cauchemar en cuisine loue la possibilité de recruter des gens qui n'ont pas été formés à ces métiers-là.

À lire aussi

"Il y a une image comme ça, assez fermée, de dire que c'est un métier dur. Non, ce n'est pas un métier plus dur qu'un autre, ce n'est pas vrai. C'est un métier où on a fait des choix, de travailler le week-end, de travailler le soir", poursuit-il. 

Face au manque structurel de main-d'œuvre dans le secteur, Philippe Etchebest défend l'idée que "c'est un beau métier qui a des possibilités d'évolution qui sont incroyables, de rencontres et puis de voyages aussi, parce que être chef ou même être serveur, on peut le faire dans le monde entier." En France, on estime que le secteur de la restauration et de l'hôtellerie manque en permanence de plus de 150 000 postes, avec des besoins pouvant atteindre environ 200 000 postes.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée