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Jura : la fonderie MBF Alu de Saint-Claude placée en liquidation judiciaire

L'annonce est tombée ce mardi 22 juin. 282 salariés vont perdre leur emploi avec la fermeture de l'usine.

Les locaux de la fonderie MBF Alu à Saint-Claude (Jura).
Les locaux de la fonderie MBF Alu à Saint-Claude (Jura).
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Le désarroi et la colère des salariés de la fonderie MBF Alu
01:33
Raphaël Vantard & Coline Daclin

Le tribunal de commerce de Dijon a prononcé ce mardi 22 juin la liquidation judiciaire pour la fonderie MBF Aluminium, basée à Saint-Claude dans le Jura. L’usine va donc fermer, et 282 salariés, dont la moyenne d'âge est de 50 ans, vont perdre leur emploi.

La fonderie MBF Aluminium, née au sortir de la dernière guerre et spécialisée dans la fabrication des carters de moteurs et des éléments de boîtes de vitesses, avait été placée en redressement judiciaire le 4 novembre dernier, après deux dépôts de bilan en 2015 et 2017. Elle était le plus gros employeur de Saint-Claude.

La nouvelle est un terrible coup de massue tant les emplois manquent dans la région. À la sortie du tribunal, beaucoup de pleurs et quelques heurts. Le délégué syndical CGT Nail Yalcin notamment a annoncé la nouvelle en larmes à la sortie de la salle d'audience. 

Le choc est d'une violence extrême pour certains salariés. "J'ai des enfants, j'ai un mari, on travaille tous dans la même usine, raconte Isabelle, 25 ans de fonderie. Ça va être compliqué dans notre bassin de Saint-Claude".

"On ne laissera pas les salariés", assure Elisabeth Borne

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Le sort de la fonderie MBF Aluminium était devenu un enjeu de l’élection régionale, la présidente sortante de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, ayant émis le souhait de monter au capital de MBF à travers un montage public-privé. Elle avait demandé pour ce faire l'accompagnement de l'État.

Mais selon la socialiste, l’État avait refusé de suivre l'unique offre de reprise de l'entrepreneur Michaël Azoulay, qui proposait de conserver 210 salariés et la possibilité pour ces derniers de monter au capital jusqu'à 21%. Bercy avait évoqué un "passif fiscal" de l'entrepreneur et le refus de Renault de travailler avec lui.

"'C'est un choc pour les salariés, pour le territoire, assure Elisabeth Borne, la ministre du Travail, sur RTL mardi soir. Notre responsabilité est d'accompagner les salariés, c'est ce que l'on va faire : nous avons créé un fonds de 50 millions d'euros, 10 millions de chacun des constructeurs, 30 millions de la part de l'État, pour accompagner les salariés du secteur automobile et leur permettre d'avoir des formations pour se reconvertir, rebondir."

Les changements auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles ont parfois, comme à Saint-Claude, des effets importants sur l'emploi. "Je regrette, poursuit la ministre, qu'il n'y ait pas eu de repreneur. On aurait dû anticiper les transformations profondes du secteur automobile, la transition écologique, la sortie du moteur thermique qui se profile, la transition numérique..." Mais Elisabeth Borne l'assure : "On ne laissera pas les salariés".

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