3 min de lecture Économie française

Industrie française : le mariage nécessaire et bienvenu de Duralex et Pyrex

Les deux fleurons de l'industrie française du verre vont s'unir, maintenant ainsi leur savoir-faire dans le giron national.

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Industrie française : le mariage nécessaire et bienvenu de Duralex et Pyrex Crédit Image : DR | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Ryad Ouslimani

Pyrex reprend Duralex et va garder l'ensemble des 248 salariés (sauf deux membres de la direction) à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans. Tout est bien qui finit bien. Et c'est un joli pied de nez à l'histoire de ces deux groupes. Car si les noms riment, ce n'est pas un hasard.

"Duralex... Sed Lex" dit la citation latine. Mais si on la reprend, c'est parce que SedLex est aussi le nom d'une gamme historique de Pyrex. Et les deux entreprises ont été possédées en France au milieu du XXème siècle par le même groupe, l'empereur du verre : Saint-Gobain. Et ça nous replonge (comme du verre trempé) dans notre histoire industrielle.

Finalement, ces deux groupes ont épousé la trajectoire de l'industrie française des 150 dernières années. Les voir se retrouver aujourd'hui, c'est aussi, peut-être, le signe d'un savoir-faire français qui renaît. C'est rassurant pour les salariés de Duralex d'être repris par un spécialiste du verre.

Deux symboles de l'industrie française

Pyrex débute son histoire avec la révolution industrielle puisque c'est le verre qui entourait la première ampoule de Thomas Edison. Pyrex et Duralex se ressemblent. Vous savez que ce qui a précipité les difficultés de Duralex, c'est le changement stratégique de son four il y a quelques années. Un problème technique, une production qui ne suit plus, et par dessus tout cela une crise qui plonge l'économie mondial dans le marasme.

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Pyex est face aux mêmes problématiques. Cela démontre pour commencer qu'on parle d'industrie lourde et d'un savoir-faire qu'il faut conserver en France, si on veut garder un poids économique mondial.

Car la marque Duralex reste connue et reconnue dans le monde entier. Elle est comme ses verres de cantine. Elle peut tomber par terre sans se casser. D'ailleurs, vous savez à quoi correspondait le chiffre au fond du verre qui nous donnait notre âge ? Au numéro du moule qui avait fabriqué ce verre. 50 moules, deux étaient retirés pour le contrôle qualité, et on avait donc 48 verres avec des chiffres différents au fond. On n'a jamais pu avoir plus de 50 ans.

Aujourd'hui, Duralex peut aussi incarner la French Touch et apparaitre comme une marque branchée. On la retrouve au MoMa de New York ou entre les mains de James Bond. Il y a une carte à jouer pour la filière verrerie française qu'il faut aussi exploiter grâce à la constitution de ce groupe. D'autant que les arts de la table ont plutôt le vent en poupe. En effet, c'est la "Cocoon Economy". On reste chez soi et on prend soin de son intérieur. 

Le plus : début d'année en fanfare pour Netflix

Le phénomène Omar Sy avec son personnage de Lupin a dépassé les 70 millions de spectateurs mais il a été détrôné par une autre série Bridgertone de la productrice de Grey's Anatomy, Shonda Rhimes, Bridgerton qui a été vue par 82 millions de foyers dans le monde. Pour vous donner une idée de la puissance des séries des plateformes aujourd'hui, avec plus de 80 millions de spectateurs, on est sur des volumes dignes d'Indiana Jones et Les aventuriers de l'Arche Perdue. Mais le score a été réalisé en un mois pour la série.

La note : 19/20 pour le 9e art

La BD est dans sa bulle. Elle se porte très bien à l'issue de l'année 2020 confinée. +9%, avec plus de 53 millions d'exemplaires vendus. Ça représente 1 livre acheté sur 6.
Le secteur est porté par les Mangas japonais mais les meilleures ventes de l'année sont Lucky Luke, L'Arabe du futur 5 de Riad Sattouf et le 27e tome des aventures de Blake et Mortimer, Le Cri du Moloch. Une série, une BD... ça sent le week-end !

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