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"Il faut un engagement de l'État" : sur RTL, le syndicaliste Pascal Sudre appelle à soutenir les salariés licenciés de l'usine Brandt

La CGT, FO et la CFDT appellent à se mobiliser ce samedi 24 janvier dans le Loiret et le Loir-et-Cher en soutien aux salariés de l'usine Brandt, liquidée en décembre dernier. Au micro de RTL, Pascal Sudre secrétaire départemental de la CGT Loiret, espère un sursaut des pouvoirs publics.

Un rassemblement en soutien aux 700 employés de Brandt à Saint Jean de la Ruelle, le 24 janvier 2026

Crédit : Arthur Pereira/RTL

Sabrine Mimouni

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Les 350 salariés du site Brandt situé près d'Orléans ont été officiellement licenciés jeudi 22 janvier, après le placement en liquidation judiciaire du fabricant en décembre dernier. Les syndicats appellent à la mobilisation, ce samedi 24 janvier, avec une manifestation au départ de la mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le Loiret, et l'autre de la sous-préfecture de Vendôme, dans le Loir-et-Cher.

Au micro de RTL, Pascal Sudre secrétaire départemental de la CGT, évoque une liquidation qui "marque l'échec des politiques publiques et des différents gouvernements qui se sont succédés au plus haut sommet de l'État". Il appelle à une mobilisation rapide du gouvernement, de la part "du président de la République" et de son "ministre de l'Industrie" qui avait affirmé que l'histoire de Brandt "n'était pas finie". 

"Il y a un avenir en France pour l'électroménager, mais il faut qu'il y ait avant tout un engagement réel des pouvoirs politiques et publics au plus haut sommet de l'État", lance le secrétaire départemental qui espère notamment un engagement financier.

"Cette casse des industries provient aussi de décisions politique"

Les syndicats espèrent un investissement des pouvoirs publics semblable à celui mis en place pour sauver Duralex. "Il y a eu un engagement fort de l'État", rappelle Pascal Sudre.

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"Si on prend le dernier exemple, la proposition de création d'une scope pour Brandt, des pouvoirs publics locaux, de la métropole d'Orléans, du conseil régional, ces collectivités là s'étaient engagées à hauteur de 17 millions d'euros et l'État ne s'était engagé qu'à hauteur de 5 millions d'euros. Et in fine, lorsque le tribunal de commerce de Nanterre s'est prononcé, il manquait à peu près 5 millions d'euros", rappelle-t-il.

Selon lui, "l'État ne s'est pas engagé comme il aurait dû s'engager au même titre que les collectivités locales". Il estime que ce placement en liquidation est une véritable "casse des industries" qui "provient aussi des décisions politiques".

Un avenir "possible" 

Pascal Sudre juge qu'il y a non seulement un avenir pour Brandt, mais aussi pour l'ensemble des 700 salariés répartis sur les différents sites. "On est en contact avec un repreneur breton qui doit déposer un dossier", indique-t-il. L'industriel Stephan Français, patron de Thomson Computing a également déposé une offre de reprise de l'usine près d'Orléans, le 24 décembre dernier.

Mais son plan, toujours à l'étude, prévoit de reprendre uniquement 150 salariés, alors que le site en emploie environ 350. Il conserverait en priorité les postes du marketing, du commerce et de la recherche et du développement, explique l'industriel. "Certaines personnes ont retrouvé de l'emploi ailleurs, et donc ma solution, elle est effectivement viable, parce que je sais ce que je dois faire. Et je le fais dans un cadre de 150 personnes", avait-il confié au micro de RTL.

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