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Grève du 5 décembre : et si les investisseurs étrangers prenaient peur ?

Si les investisseurs étrangers continuent d'être très attirés par la France, la grève du 5 décembre pourrait avoir un impact et des conséquences dans ce domaine-là.

Les "gilets jaunes" ont "célébré" leur premier anniversaire le week-end du 16 et 17 novembre 2019.
Les "gilets jaunes" ont "célébré" leur premier anniversaire le week-end du 16 et 17 novembre 2019.
Crédit : AFP
Grève du 5 décembre : et si les investisseurs étrangers prenaient peur ?
00:03:28
Grève du 5 décembre : et si les investisseurs étrangers prenaient peur ?
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Martial You - édité par Maeliss Innocenti

La France continue à séduire les investisseurs étrangers malgré la crise des "gilets jaunes". Dans l'enquête Business France, un organisme qui accompagne les entreprises étrangères qui investissent chez nous, 84% des dirigeants de sociétés internationales voient la France comme "un havre de paix entrepreneurial". C'est le terme qu'ils emploient. Et c'est 10 points de plus qu'il y a un an. Donc non, les "gilets jaunes" n'ont pas altéré l'image que les investisseurs ont de la France.

Cette tendance se traduit vraiment par des investissements concrets, puisque sur les six premiers mois de l'année, nous dit l'OCDE, la France a été le 3e pays au monde à accueillir des investisseurs étrangers derrière les États-Unis et la Chine. Il faut dire qu'entre une Amérique du Sud qui est en plein chaos politique, le Royaume-Uni qui se débat avec le Brexit, Hong Kong dans la rue, une guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, la France finit par être un emplacement assez sur.

Là où c'est rassurant aussi, et c'est ce que montre le rapport sur l'attractivité du cabinet EY, c'est que la France est devenue la première destination pour les investissements étrangers en recherche et développement en Europe alors que ces projets-là chutent fortement en Angleterre et en Allemagne. Cela veut dire qu'on reconnaît la valeur de nos ingénieurs et qu'on est en pointe sur l'industrie du futur.

Gare à la rechute

Que va-t-il se passer le 5 décembre si la France est à l'arrêt ? L'enquête ne montre pas que cette grève pourrait refroidir les envies d'investir chez nous. Mais il faut rester prudent. Le mouvement des "gilets jaunes" a été perçu à l'étranger comme une tradition à la française de la montée des populismes, qu'on a constaté partout au même moment. Avec l'arrivée de Bolsonaro au pouvoir au Brésil, Trump aux États-Unis, le vote du Brexit chez les Anglais… Le 5 décembre prochain, c'est différent. Ça peut réveiller les vieilles craintes des investisseurs étrangers par rapport à une France qu'on ne peut pas réformer et qui se met à l'arrêt à chaque fois qu'on touche à son système social.

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En 2014, quand les salariés de l'usine Goodyear ont séquestré deux de leurs dirigeants à Amiens, voilà ce que disait leur repreneur américain Taylor, le patron du fabricant de pneus Titan, au micro de Rémi Sulmont sur RTL : "C'est vraiment stupide. Ils prennent les gens en otage. Aux États-Unis c'est du kidnapping. S'ils faisaient ça en Amérique, ces gens iraient en prison. Pourquoi ils ne vont pas masqués faire un hold-up dans une série de banques françaises ? Ainsi ils pourraient racheter Goodyear". Cela traduisait la vision que les investisseurs étrangers ont de la France.

Si le pays est à l'arrêt à partir du 5 décembre, si le gouvernement est contraint de reculer sur sa réforme des retraites, si on repart sur une politique qui creuse la dette et le déficit pour répondre à la rue, alors ça pourra être perçu comme une rechute et on sent bien qu'il y a ce risque depuis quelques mois. En novembre 2017, Times magazine avait fait sa Une sur Emmanuel Macron en titrant "Macron le prochain leader de l'Europe", suivi d'un petit astérisque qui disait "s'il arrive à diriger la France". On en est encore là.

Le plus : coup de mou sur le livret A

C'était attendu mais les Français ont pioché dans leur épargne au mois d'octobre. C'est la première fois depuis le début de l'année. Traditionnellement on prend un peu sur ses économies pour passer sur la rentrée scolaire, régler la taxe foncière et préparer les fêtes de fin d'année… On a retiré 2,5 milliards.

La note : 15/20 pour la ville d'Angers

La Ville va investir 178 millions sur les 12 prochaines années pour devenir une ville intelligente. C'est le plus gros projet de ce type pour une agglomération de 300.000 habitants.

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