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Grève dans les raffineries : les réquisitions vont-elles vraiment perturber la reprise ?

Face à la multiplication des réquisitions de personnel dans les raffineries par le gouvernement, de nombreuses questions se posent, à commencer par celle de leur impact sur l'après-crise. On vous explique les différents scénarios possibles.

Syndicaliste en grève.
Syndicaliste en grève.
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Jeanne Le Borgne

Confronté à une pénurie de carburants, le gouvernement a décidé de procéder à des réquisitions dans les raffineries. Concrètement, cela signifie qu'entre cinq et dix personnes grévistes sont rappelées pour assurer les expéditions de produits "raffinés" depuis les dépôts pétroliers. Ces "produits raffinés" ce sont en réalité l'essence, le diesel, le fuel et autres produits combustibles obtenus à partir de pétrole brut grâce au travail des opérateurs de raffinerie

Seulement, puisque les opérateurs de raffinerie sont en grève depuis maintenant trois semaines, cela fait autant de temps qu'aucune transformation n'a lieu. Dès lors, on puise dans ce que l'on appelle les "stocks de produits pétroliers" ou "réserves stratégiques". D'après le ministre de la Transition écologique, la France disposerait en permanence de l'équivalent de "90 jours de consommation" d'avance et "les perspectives d'approvisionnement pour les semaines et mois à venir permettent d'écarter tout risque de pénurie durable." De son côté, TotalEnergies a la possibilité d'importer du gasoil - donc du produit déjà raffiné - de l'étranger. 

La perspective d'une pénurie générale est de ce fait écartée pour les 80 jours à venir. La question reste toutefois de savoir si, le jour où les opérateurs reprendront le chemin de la raffinerie, la France fera le choix de continuer à puiser dans ces stocks stratégiques le temps que les entreprises se remettent en état de fonctionnement, ou coupera les vannes. Dans ce cas, les réquisitions auront eu pour effet de retarder la reprise "normale" des livraisons. Le premier scénario reste néanmoins le plus probable. 

Quel que soit le scénario, il faudra compter à minimum dix jours pour retrouver une situation de normalité. Et, "plus la situation de blocage dure, plus le retour à la normale s'effectuera lentement", assure Frédéric Plan, délégué général de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C). 

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