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"Des règles inutilement complexes" : contre le gaspillage alimentaire, le gouvernement veut autoriser le don des invendus aux salariés des commerces

Malgré la loi Garot, 303 000 tonnes de denrées encore consommables sont jetées chaque année. Le gouvernement veut autoriser les dons aux salariés des commerces sans fiscalité.

Chariot de supermarché vide

Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Corentin Alloune

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Aller plus loin dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce vendredi 30 janvier, Serge Papin, ministre du Commerce, dénonce sur X des "règles inutilement complexes" et souhaite ouvrir "la possibilité de donner des invendus alimentaires aux salariés" des commerces, confirmant une information du Parisien.

Malgré la loi Garot contre le gaspillage alimentaire, en vigueur depuis 2016 et obligeant les magasins de plus de 400 m² à donner leurs invendus à des associations, le gâchis reste important concernant des denrées "encore consommables", affirme le ministre auprès de nos confrères, précisant que "303 .000 tonnes partent à la benne chaque année".

Comment sont traités les invendus aujourd’hui ?

Avant d’être jetés, les produits invendus passent par plusieurs étapes. Ils sont d’abord proposés à la vente via différentes promotions et placés dans des bacs dits "anti-gaspi". 

"Quand ce n’est pas parti, le distributeur les donne aux associations, car il a un intérêt fiscal à le faire : cela correspond à un don aux œuvres et permet de bénéficier d’un avantage fiscal", explique Olivier Dauvers, journaliste spécialiste de la grande distribution, au micro de Vincent Derosier sur RTL Soir, ce vendredi.

Les produits concernés sont principalement des articles légèrement abîmés ou invendus en fin de journée, comme les viennoiseries, mais aussi des denrées proches de leur date limite de consommation ou dont la date de durabilité minimale est dépassée.

Des dons aux salariés sans fiscalité

L’objectif de la mesure défendue par le ministre est aussi de permettre que ces dons puissent bénéficier aux salariés, sans être considérés comme un avantage en nature. 

"Ce serait un avantage pour le salarié, qui pourrait repartir avec des produits sans qu’ils soient comptabilisés sur sa fiche de paie", détaille Olivier Dauvers. Une façon, selon le gouvernement, de limiter encore davantage le gaspillage alimentaire.

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