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Dermatose nodulaire contagieuse : quelles sont les conséquences de cette épizootie sur les consommateurs ?

La progression de la dermatose nodulaire contagieuse suscite des interrogations quant à ses répercussions possibles sur le cheptel français et l'approvisionnement en viande pour les consommateurs.

Des vaches montbéliardes (illustration).

Crédit : Dominique Delfino / Biosphoto / Biosphoto via AFP

Eléonore Aparicio

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En cette première semaine de vacances scolaires, la mobilisation des agriculteurs se poursuit ce lundi 22 décembre dans le Sud-Ouest, alors qu'un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté dans un élevage de Haute-Garonne. Les éleveurs mobilisés s'opposent à l'abattage systématique des troupeaux de bovins lorsqu'un cas est détecté dans un cheptel. 

Depuis fin juin 2025, date de la détection d'un premier foyer en France environ 3.000 bovins ont été abattus, cela représente 0,02% du cheptel français. "À ce stade, l'impact consommateur est assez limité", explique à RTL.fr Hélène Courades, directrice du syndicat professionnel Culture Viande. "Néanmoins, il ne faut effectivement pas que la maladie se développe pour ne pas qu'elle se propage et qu'il y ait de plus en plus d'animaux", ajoute-t-elle. 

Même si la DNC n'est pas transmissible à l'homme, y compris lorsque la viande est consommée, les bêtes euthanasiées ne sont pas commercialisées. "C'est aujourd'hui des animaux qui ne sont pas mis sur le marché, pour des raisons de précaution", assure la directrice de Culture Viande qui est en faveur du protocole sanitaire mis en place par l'État. 

 "L'enjeu, c'est aujourd'hui de le faire respecter strictement pour limiter le plus possible effectivement le nombre d'animaux euthanasiés", affirme-t-elle.

Faut-il s'attendre à une hausse des prix de la viande ?

Actuellement, la hausse des prix de la viande n'est pas à l'ordre du jour, car le nombre d'animaux touchés par la maladie reste limité. "On revient sur un équilibre offre-demande, c'est-à-dire que tant que ça touche un nombre d'animaux vraiment limité, ça ne touche pas l'offre. Mais maintenant, si demain, cette maladie devait se développer, devait toucher un grand nombre d'animaux, là, oui, vous pourriez avoir un impact puisqu'on aurait beaucoup moins d'offres, donc un déséquilibre offre-demande et donc un prix de la viande qui augmenterait", précise Hélène Courades. 

Le cheptel français en baisse

Le cheptel français est déjà en baisse depuis plusieurs années entraînant des hausses de prix. Selon Culture Viande, la France a perdu près d’un million de vaches en huit ans. Pour le cheptel laitier, les effectifs ont reculé de 15% lors des six dernières années et la collecte de lait de 3%, selon un rapport de mission du ministère de l'Agriculture datant de mai 2025. Cette décapitalisation résulte avant tout selon les conclusions de ce rapport, "du départ massif d’éleveurs âgés et d’un taux de remplacement trop faible".

Pour la directrice de Culture Viande, la baisse d'un nombre d'animaux dans le cheptel français est également due à "l'impact des précédentes maladies". "Je pense par exemple à la FCO (fièvre catarrhale ovine) ou la MHE (maladie hémorragique épizootique) qui ont eu lieu plutôt l'année dernière et l'année d'avant, (...) qui ont eu vraiment un impact sur la disponibilité, ce qu'on appelle nous dans notre jargon, la matière, c'est le nombre d'animaux", indique-t-elle. 

Cette tendance ne concerne pas uniquement la France, nos voisins européens subissent également une réduction du nombre de vaches et une hausse des prix de la viande

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