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Croissance : "Le dernier trimestre marqué par une baisse", relève Lenglet

ÉDITO - Le niveau de croissance a baissé au dernier trimestre de l'année 2019, ce qui explique que le chiffre annuel soit inférieur aux prévisions de l'Insee (1,3%).

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Croissance : "Le dernier trimestre marqué par une baisse", relève Lenglet Crédit Image : AFP / Thomas Samson | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Venantia Petillault

La croissance française est négative. Le dernier trimestre 2019 a été marqué par une baisse : l'activité a diminué de 0,1%. Plusieurs facteurs peuvent l'expliquer comme les grèves de fin d'année par exemple mais aussi le contrecoup du ralentissement de l'Europe, et celui du commerce international, qui ne nous affecte pas directement, mais via nos partenaires. Le commerce est quasiment à l'arrêt depuis quelques mois.


Pourtant, on note 60.000 emplois créés par trimestre. Ce paradoxe s'explique par le fait que toute croissance du PIB se traduit par une croissance équivalente de l'emploi. C'est donc une bonne nouvelle à court terme, mais en réalité, la productivité est nulle.

La productivité, c'est la capacité à faire davantage chaque année grâce à la technologie ou à l'organisation. C'est cela qui a permis, sur une longue période, l'augmentation des salaires, la baisse du temps de travail et la redistribution. C'est le carburant du niveau de vie. Et là, y en a plus.

Il est possible qu'il y ait un rattrapage

François Lenglet
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En Europe, l'Allemagne devrait être à 0,6% en 2019, c'est à dire deux fois moins que nous. l'Italie, de son côté, est à zéro. Il n'y a guère que l'Espagne qui soit bien au-dessus de nous, aux alentours de 2%. En fait, la France devrait être un peu au dessus de la moyenne de la zone euro.

Cela s'explique en partie seulement par la politique française. Les deux facteurs qui ont pesé sur l'Allemagne, le commerce et l'industrie, sont plus faibles chez nous. De plus, compte tenu de la part élevée des dépenses publiques dans le PIB, on monte moins que les autres quand tout va bien, et on baisse moins quand ça ralentit.

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Mais pour 2020, cette petite surprise négative ne préjuge pas forcément d'un mauvais premier trimestre. Il est possible qu'il y ait un rattrapage. Mais l'ambiance internationale n'est quand même pas au beau fixe. On voit que les chiffres du commerce sont quasiment à zéro et l'épidémie de coronavirus n'arrange rien et va sans doute geler davantage les échanges de biens et de services sur la planète.

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