2 min de lecture Carburants

Coronavirus : les cours du pétrole chutent et fragilisent l'économie mondiale

Les prix du pétrole se sont effondrés à cause de l'épidémie de nouveau coronavirus, ce qui va entraîner de lourdes conséquences sur l'économie mondiale mais aussi une baisse des prix à la pompe.

Eco_245x300 L'éco and You Martial You iTunes RSS
>
Coronavirus : les cours du pétrole chutent et fragilisent l'économie mondiale Crédit Image : LUCAS SANTUCCI/ZEPPELINNETWORK/SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
L'Eco and You - Martial You
Martial You édité par Bastien Hauguel

Panique sur l'or noir. L'Arabie Saoudite a décidé de brader son pétrole et a baissé ses prix de 20% au cours des dernières heures. Une manœuvre qui devrait se traduire sur les prix à la pompe, avec une baisse de l'ordre de 4 ou 5 centimes par litre d'essence. Le baril est actuellement à 35 dollars, contre 70 juste avant le début de l'épidémie de nouveau coronavirus. Les niveaux inférieurs à 50 dollars le baril, comme en 2008 et 2009 au moment de la crise des subprimes, reviennent.

Mais cette baisse est surtout une mauvaise nouvelle. En effet, le prix du pétrole, représente une sorte de thermomètre de l'économie. La Chine est le premier consommateur de brut mondial : 14% de la demande avec 14 millions de barils par jour. Le prix du baril s'effondre depuis un mois car il y a trop de production. Les usines, les camions ou les avions sont à l'arrêt. En France, 900 entreprises (15 000 salariés) sont notamment au chômage partiel.

Des pays déjà en difficulté seront encore plus fragilisés. Le Venezuela, l'Algérie, l'Iran, le Nigéria,... Tous ces pays risquent maintenant de basculer dans des crises sociales, politiques et des émeutes à cause d'un prix du brut qui s'effondre. L'économie, c'est comme le coronavirus, cela frappe d'abord les plus faibles.

Un bras de fer pour fragiliser Washington

Et cela n'arrange pas non plus le candidat Donald Trump à quelques mois de la présidentielle américaine. La chute des cours ce matin représente, en effet, un bras de fer pour fragiliser Washington. 

À lire aussi
Des pompes à essence dans une station service (illustration) société
Les infos de 7h30 - Confinement : la vente d'alcool interdite en station service

Un peu d'histoire : début 2015, les États-Unis représentent le premier pays producteur de pétrole au monde, grâce au pétrole de schiste. Les cours du brut sont donc désormais pilotés par un attelage étonnant : l'Arabie Saoudite et la Russie, depuis 2016. Un attelage d'autant plus étonnant que Moscou soutient l'ennemi juré de Ryad, l'Iran. L'objectif jusqu'à vendredi dernier était de maintenir les prix du baril à 60/70 dollars

Les Russes ont changé de stratégie car Moscou a décidé d'asphyxier les producteurs de pétrole de schiste américains en laissant les prix du brut chuter. Le schiste coûte très cher à exploiter et nécessite de lourds investissements. Inutile de dire que Donald Trump n'a aucun intérêt à avoir des producteurs texans en faillite à quelques mois de la présidentielle. Celui qui est si fier de son bilan économique a tout à perdre d'un ralentissement économique mondial sévère. Pour rappel, aucun président américain n'a été réélu en période de récession. 

En attendant, faire le plein nous coûte moins cher, surtout si on sort moins à cause du virus. Et cela retarde les investissements dans les énergies propres, puisque les hydrocarbures sont bon marché.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Carburants Économie Pétrole
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants