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Coronavirus : la crise sanitaire fait exploser la consommation de plastique jetable

ÉDITO - Masques, surblouses, vitres en plexiglas... Les mesures prises pour éviter la propagation du Covid-19 sont très plasticovores.

Des bouteilles en plastique (illustration)
Des bouteilles en plastique (illustration) Crédit : Danny Martindale/Shutte/SIPA
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François Lenglet édité par Benoît Collet

 

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Coronavirus : la crise sanitaire fait exploser la consommation de plastique jetable Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :

La crise sanitaire pourrait se traduire par le retour massif du plastique jetable, alors qu'il doit théoriquement être proscrit d'Europe à partir de 2021. L'épidémie relance à fond sa production mondiale, car on lui prête des vertus d'agent "barrière" en quelque sorte, pour lutter contre la propagation du virus.


Les masques par exemple. Bon nombre d'entre eux sont faits pour partie avec du plastique, tout comme les gants ou les surblouses pour les soignants. Dans les régions d'Espagne les plus touchées par l'épidémie, les déchets hospitaliers ont été multipliés par quatre, nous apprend le journal The Conservation. Idem dans les Ehpad.

La multiplication des vitres de protection en plexiglas, dans les commerces, les pharmacies, demain dans les bars et les restaurants, va aussi entraîner une hausse de la consommation de matières plastique, dont le plexiglas fait partie. Il y a encore la suppression des fontaines à eau dans les entreprises, au profit de bouteilles d'eau en plastique, pour les salariés.

Les lobbies du plastique profitent de la crise

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Aux États-Unis, Starbucks, une chaîne de cafétérias, a interdit à ses clients de venir avec leur propre tasse réutilisable, par peur de la contamination. Tout cela sans compter l'explosion de l'emballage alimentaire.

Auparavant, une bonne partie des achats se faisait en grandes quantités, pour les cantines et les restaurants, où la part de l'emballage par rapport au produit est faible. Dans les supermarchés, pour les consommateurs individuels, c'est le contraire : la taille de l'emballage est très importante et les quantités petites. Or, pendant le confinement et encore aujourd'hui, les ventes ne se font plus en gros, puisque cantines et restaurants sont fermés. Tout se vend au détail. À cela il faut ajouter le boom des drive, où les produits sont suremballés, et le boom du commerce par internet.
 
Dans certains États américains, l'interdiction du plastique jetable a été repoussée à cause de la crise sanitaire, à l'initiative des industriels du secteur, qui se sont engouffrés dans la brèche. En Europe, le lobby du plastique a tenté la même manœuvre, jusqu'ici sans succès. Reste qu'il va falloir traiter ces monceaux de déchets plastique, réutilisables ou non. Un sac de supermarché sert en moyenne 20 minutes seulement, et il survit jusqu'à 400 ans dans la nature.

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