2 min de lecture Économie

Coronavirus : à quoi correspond la hausse de la dette française ?

ÉDITO - Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, a affirmé que la dette française va "très certainement" dépasser les 115% du PIB, à cause de la crise sanitaire. Un bond considérable qui a déjà été visible dans le passé.

Francois Lenglet ok Lenglet-Co François Lenglet iTunes RSS
>
Coronavirus : à quoi correspond la hausse de la dette française ? Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
LENGLET 245300
François Lenglet édité par Quentin Marchal

La dette française va "très certainement" dépasser les 115% du PIB. Les mots de Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, ce dimanche 24 mai dans Le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI révèlent un peu plus les conséquences que va avoir la crise du coronavirus, sur l'économie française. En effet, la dette publique française va faire un bond considérable en 2020.

Juste avant la crise sanitaire, elle valait 2.400 milliards, soit 100% du PIB et donc l’équivalent d’une année de production économique du pays. Selon les dernières estimations, elle devrait passer aux alentours de 120% du PIB et ce chiffre progresse pour deux raisons. Premièrement, les centaines de milliards dépensés pour le chômage partiel et les aides aux entreprises ont un coût et deuxièmement, la baisse de la production elle-même qui fait grimper le ratio de la dette.
 
L’OCDE a annoncé, ce dimanche 24 mai, que la dette totale des pays membres allait passer, en moyenne, de 109% du PIB à 137% du PIB. Une augmentation de près de 20 points en moyenne, exactement comme en France. Si l’on ramène ces chiffres à hauteur d’homme, ça fait une croissance, en trois mois, de 12.000 euros de dette par habitant, nous dit l'organisation.

Des difficultés à rembourser à cause du manque de croissance et d'inflation

Plusieurs exemples montrent des périodes similaires dans le passé. Après la Seconde guerre mondiale, la dette atteignait 200% à 300% du PIB dans certains pays même s'il y a une différence considérable avec la situation d’aujourd’hui. À l’époque, l’inflation en France, à la fin des années 1940, était de 50% par an et la croissance est bien plus forte qu'aujourd'hui. Une forte croissance et une forte inflation permettent de rembourser sans aucun problème.

Le problème, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a ni croissance forte, ni inflation. Donc on ne peut pas escroquer les prêteurs et euthanasier le rentier, comme disait l'économiste John Maynard Keynes. Là où on diminuait la dette en quelques années après la guerre, il faut un demi-siècle désormais.

À lire aussi
Une boulangerie à Paris (illustration) Coronavirus France
Confinement : quels établissements doivent fermer ?

Heureusement, toutes ses dettes sont contractées avec des taux d'intérêt très faibles. On va les faire conserver par la Banque centrale, c'est à dire les mettre dans une sorte de sarcophage de béton exactement comme à Tchernobyl. En espérant que cela ne fuira pas. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Économie Coronavirus Dette
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants