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Brexit : 2.500 emplois britanniques accueillis en France

Avec le Brexit, de nombreux banquiers britanniques ont quitté Londres, ex-première place financière d'Europe, pour Paris, avec 170 milliards d'actifs financiers dans leurs bagages.

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Brexit : 2.500 emplois britanniques accueillis en France Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Florine Boukhelifa

Le Brexit, entré en vigueur au premier jour de l'année 2021, continue d'avoir des répercussions dans l'Hexagone. Selon le gouverneur de la Banque de France, le divorce entre l'Union européenne et le Royaume-Uni a déjà permis d'accueillir 2.500 emplois britanniques en France. Ainsi, des grandes banques comme JPMorgan ou Goldman Sachs ont quitté Londres pour prendre chacune 6.000 mètres carrés de bureaux dans le huitième arrondissement parisien, à deux pas de l'Arc de Triomphe et des Champs-Élysées. 

Le chiffre pourrait même être multiplié par trois dans les prochains mois. Au total, 170 milliards d'actifs financiers sont en train d'être rapatrié en France et ce n'est que le début : dans l'accord sur le Brexit, le secteur de la finance a dix-huit mois pour traverser la Manche. Résultat, les trois quarts des postes qui arrivent de Londres sont dans ce secteur. On retrouve ensuite des avocats d'affaires et quelques professions dans l'informatique.

Jusqu'ici, la City était la première place financière d'Europe. Cependant, en raison du Brexit, un certain nombre d'activités financières ne peuvent plus être traitées à Londres et doivent désormais être domiciliées dans la zone euro. La capitale française est même en train de se distinguer sur le marché du financement vert au niveau mondial. Un marché qui va mobiliser 7.500 milliards d'euros dans les prochaines années, selon l'Agence Internationale pour l'Environnement.

Le tapis rouge déroulé en France pour ces expatriés

Des spécialistes de ces investissements comme le fonds BlackStone ou les équipes de Standar and Poors se sont d'ailleurs installés à Paris. Ces expatriations sont liées à l'opération "red carpet à l'envers", tapis rouge pour les Britanniques qui voulaient ou devaient s'installer à Paris après le Brexit. Un avantage tiré des négociations qui ont duré quatre ans et ont permis de laisser le temps aux entreprises et aux collectivités locales de s'organiser.

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Pour le moment, Dublin est en pôle position pour attirer les banquiers londoniens, grâce à l'usage de l'anglais et de la présence de l'Irlande au sein de la zone euro. Paris arrive ensuite en deuxième position, devant le Luxembourg, Amsterdam ou Francfort. Il s'agit ici d'une question d'attractivité de la ville. Le Président du Conseil d'Administration de Safran avait d'ailleurs eu cette formule : "qui a déjà emmené son conjoint à Francfort pour un voyage en amoureux ?".

La ville lumière fait donc plus rêver les Londoniens que d'autres villes, et l'arrivée de l'autorité bancaire européenne à Paris sert aussi de pôle d'attraction pour l'activité. Une bonne nouvelle pour l'Hexagone puisque cette population a un fort pouvoir d'achat et un très bon niveau scolaire.

Même si le phénomène ne crée pas beaucoup d'emplois, ces Londoniens vont permettre de faire vivre des emplois indirects. La région et l'État avaient ciblé ces familles dès le début au travers de l'agence Choose Paris. Trois nouveaux lycées internationaux sont prévus dans la région à horizon 2024. Seul bémol, les expatriés sont uniquement attirés par Paris, même La Défense ne parvient pas à profiter de cet appel d'air.

Le plus

Il y a eu deux années en une en 2020 mais le bâtiment s'en sort plutôt bien, selon la CAPEB qui doit publier son rapport annuel mercredi 20 janvier. En ce moment, 99% des entreprises sont reparties au travail. 10.000 postes créés sur l'année 2020 et une croissance de 5 à 6% est prévue en 2021.

Une situation loin d'être dramatique même si on a fini l'année à -9%, à peu près comme le PIB français, à cause du premier confinement qui avait mis tous les chantiers à l'arrêt.

La note : 15/20 aux baskets et vidéo-projecteurs

À l'occasion des soldes, qui débutent mercredi 20 janvier, le comparateur IDEALO s'est amusé à regarder les prix et les premières ristournes. Le vidéo-projecteur est ainsi à -24% par rapport à l'été dernier. Les moniteurs et téléviseurs affichent également des prix à la baisse.

L'an dernier, les baskets étaient la reine de shopping, suivies par les parfums et les ordinateurs portables. Les commerçants finissent 2020 avec un chiffre d'affaires en baisse de 25% et beaucoup de stocks.

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