2 min de lecture Confinement

Black Friday : Amazon France hésite encore à repousser la date

Le directeur général d'Amazon France assure que ce n'est "pas encore décidé", alors que l'entreprise est accusée de concurrence déloyale en plein confinement.

Les logo du géant du e-commerce Amazon (Illustration)
Les logo du géant du e-commerce Amazon (Illustration) Crédit : AFP / Leon Neal
Coline Daclin et AFP

Faut-il ou non repousser le Black Friday ? Pour Amazon France, ce n'est "pas encore décidé", a déclaré vendredi son directeur général Frédéric Duval. La multinationale concentre pourtant les critiques depuis le confinement. Elle est accusée de profiter de la situation, alors que les boutiques sont actuellement fermées. Quatre fédérations de magasins ont d'ailleurs demandé dimanche au gouvernement de restreindre les ventes en ligne "aux seuls produits de première nécessité" et d'interdire le "Black Friday".

"Je suis attentif à ce qui se passe, pour l'instant, je n'ai pas décidé", a soutenu Frédéric Duval au micro de RMC. "On est encore à 15 jours de l'évènement potentiel, on a le temps de prendre des décisions. Les autorités parlent régulièrement et changent d'avis parfois", a-t-il poursuivi, alors que le Black Friday doit commencer le 27 novembre. 

A la demande du gouvernement, Amazon France a déjà renoncé à sa campagne promotionnelle de pré-Black Friday, mais l'entreprise reste frileuse à l'idée de le repousser complètement. "En cette période un peu troublée, j'ai le rôle de servir tous les clients sur le territoire en leur offrant les produits dont ils ont besoin. Je souhaite que les Français fassent des économies", s'est défendu le patron d'Amazon France.

Des accusations de la Commission européenne

Selon lui, 30% des commerçants français vendent en ligne, contre 72% de leurs homologues allemands. Il invite donc ceux qui ne sont pas encore présents sur Internet à réaliser une "transition digitale" et se propose de les aider. Il a notamment promis d'offrir aux commerçants trois mois de cotisation sur Amazon et de les aider à apparaître en position élevée dans les algorithmes de recherche. L'entreprise met également 300 personnes à leur disposition en France pour les accompagner. 

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Alors que la Commission européenne a accusé mardi Amazon d'avoir enfreint les règles européennes de concurrence,  Frédéric Duval s'est dit "en désaccord avec les affirmations préliminaires" et promet de "tout faire pour montrer à la Commission européenne qu'on fait exactement le contraire de ce qu'elle pense". Selon lui, son groupe ne représente "que 1%" du marché de la distribution en France et il met en avant sa collaboration avec 150.000 entreprises en Europe. "Je suis un site internet comme les autres, il y a des distributeurs plus gros que nous", assure-t-il encore.

Le patron d'Amazon France a toutefois reconnu les estimations selon lesquelles son chiffre d'affaires a progressé de "40-50%" depuis le reconfinement.

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