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Assurance-chômage : ces mesures qui ne devraient finalement pas figurer dans la réforme

ÉCLAIRAGE - De nombreux points contestés de la réforme, comme la modification du nombre de mois travaillés pour une ouverture de droits ou la dégressivité des allocations, pourraient être revus.

Pôle emploi (illustration du chômage)
Pôle emploi (illustration du chômage)
Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Victor
Victor Goury-Laffont
Journaliste

La réforme traîne depuis 2019, mais devrait, malgré une opposition syndicale, connaître une avancée ce mardi 2 mars. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, rencontre les représentants sociaux pour présenter les "arbitrages" proposés par l'exécutif pour adapter ce projet controversé aux nouveaux enjeux amenés par la crise sanitaire. Si le gouvernement souhaite avancer, quelques éléments de réforme devraient être reportés.

L'esprit du texte ne devrait pas changer, ses paramètres, oui. Une mesure phare, la modification des critères d'éligibilité au chômage, pourrait par exemple être conditionnée à l'arrivée de meilleures conditions économiques.

En somme, si le nombre de chômeurs venait à baisser et les embauches à augmenter, le nombre de mois travaillés nécessaire pour toucher le chômage pourrait passer de quatre à six mois. Mais la mesure ne serait donc pas appliquée dans l'immédiat, tant que la situation de l'emploi ne s'améliore pas.

Par ailleurs, contrairement à la réforme initiale, les jeunes de moins de 26 ans seraient eux aussi exclus de ce changement des conditions d'ouverture des droits. 

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Autre renversement : la dégressivité des droits, qui devait normalement intervenir au bout du sixième mois de chômage pour les salaires supérieurs à 4.500 euros, serait repoussée au huitième mois, et là encore conditionnée à la situation économique.

Les syndicats unis contre la réforme

Côté syndicats, les ajustements ne satisfont toujours pas. Les cinq principales organisations ont, dans un communiqué commun, rappelé leur "profond désaccord avec le principe fondateur de cette réforme selon laquelle la baisse des allocations chômage inciterait à un retour plus rapide à l'emploi".

Seule mesure soutenue : l'instauration d'un "bonus-malus" sur la cotisation chômage payée par les entreprises dans des secteurs ayant un recours important aux contrats précaires. À l'inverse, cette idée est rejetée par le patronat, le Medef dénonçant de son côté une "ineptie".

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