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Violences policières : un ex-membre des forces de l'ordre pointe "la responsabilité du système"

INVITÉ RTL - Policier pendant plus de 20 ans, Christophe Korell publie "Police nationale : l’envers du décor".

Des policiers anti-émeutes (illustration)
Des policiers anti-émeutes (illustration)
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Violences policières : Christophe Korell veut "s'interroger sur la responsabilité du système"
08:26
Violences policières : Christophe Korell veut "s'interroger sur la responsabilité du système"
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Thomas Sotto - édité par Maxime Magnier

"La police, elle va mal", constate, au micro de RTL, Christophe Korell, policier pendant plus de 20 ans, qui travaille aujourd’hui pour le ministère de la Justice. Il désigne aussi, à l’occasion de la sortie de son livre Police nationale : l’envers du décor (Éditions Denoël), "des difficultés qui se font jour."

"On paye aujourd’hui les décisions politiques qui ont été prises il y a longtemps. On a eu une baisse d’effectifs de plus de 6.000 policiers sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ils ont été rattrapés depuis", explique cet ex-représentant des forces de l’ordre, ajoutant qu’"on a été obligé de faire des recrutements massifs, avec une baisse du niveau de recrutement."

"On a une formation, aujourd’hui, qui est trop courte et pas assez complète. L’année dernière, on a encore changé le système de formation de la police. Avant, on avait un an d’école de police avec quelques mois de stage, on a regroupé tous ces mois de stage pour les mettre à la fin et on a maintenant huit mois de formation en école de police", explique encore l’ancien policier.

Les policiers ont besoin d’un cap

Christophe Korell

"On a des manifestations qui sont de plus en plus décidées. Et forcément, à un moment, les tensions montent dans les manifestations", dit-il aussi, estimant, à propos des dérapages de certains policiers : "Avant de s’interroger sur la responsabilité personnelle, il faut s’interroger sur la responsabilité du système".

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Par ailleurs, l'apparition des "gilets jaunes" a changé la donne dans le maintien de l’ordre, poursuit Christophe Korell. "C’est l’organisation de la manifestation qui a changé. Jusqu’à maintenant, on avait toujours des manifestations encadrées, notamment par des syndicats, donc avec des cortèges bien définis, des responsables à qui s’adresser quand il y avait des débordements. Avec les ‘gilets jaunes’ on était dans des structures totalement horizontales, il n’y avait pas d’interlocuteurs en face", constate-t-il. 

Plus globalement, l’auteur "pense que les policiers ont besoin de savoir où ils vont. D’avoir une classe politique qui est capable de leur dire ce qu’on veut faire des policiers, ce qu’on attend d’eux dans dix ans, à quoi sert la police". Christophe Korell résume : "Ils ont besoin d’un cap, en somme. Et c’est ce qu’on n’a plus depuis 30 ans, parce qu’on a des ministres de l’Intérieur qui se sont succédé qui ont été des ministres de l’urgence".

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