1 min de lecture Justice

"Gilets jaunes" : deux policiers mis en examen, notamment pour l'éborgnement de Rodrigues

Deux membres des forces de l'ordre ont été mis en examen le 14 janvier, a indiqué mercredi le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues. En cause : l'éborgnement du militant et des violences commises sur un autre manifestant.

Jérôme Rodrigues à l'hôpital Cochin à Paris, le 27 janvier 2019.
Jérôme Rodrigues à l'hôpital Cochin à Paris, le 27 janvier 2019. Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Deux policiers ont été mis en examen le 14 janvier dans l'enquête sur l'éborgnement de Jérôme Rodrigues et sur la blessure d'un autre manifestant en 2019, a indiqué, mercredi 10 février, le militant et figure des "gilets jaunes". 

Un membre des forces de l'ordre est accusé d'avoir lancé la grenade qui a causé la perte de l'œil droit du "gilet jaune" lors du rassemblement du 26 janvier 2019 à Paris. Il a été mis en examen pour des "violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente", aggravées. Des faits qui sont passibles des assises

Un autre fonctionnaire est aussi dans le collimateur de la justice : il est poursuivi pour des "violences volontaires aggravées" sur Mickaël, un autre "gilet jaune". Les deux policiers ont été placés sous contrôle judiciaire par les juges d'instruction, en charge des investigations depuis le 13 février 2019.

Les tirs de LBD et de grenades en cause

Jérôme Rodrigues, un ancien commerçant de 41 ans, a révélé l'information lors d'une allocution en direct sur son compte Facebook mercredi, devant 1.500 personnes. "Je tenais à vous le dire, à dire à l'ensemble des gens qui me soutiennent depuis deux ans aujourd'hui : je me suis fait crever un œil par la police de Macron", a-t-il ajouté. Mais son avocat, Arié Alimi, n'a pas souhaité faire de commentaires.

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À l'époque des faits, le tir d'un lanceur de balles de défense (LBD) et le lancer concomitant d'une grenade de désencerclement avaient visé le groupe où se trouvaient M. Rodrigues et Mickaël. Les autorités avaient dans un premier temps contesté l'usage du LBD, dont les tirs sont désormais filmés, à l'heure des faits place de la Bastille. Au total, au moins 30 "gilets jaunes" ont été éborgnés et cinq ont eu la main arrachée, selon un décompte du journaliste David Dufresne. 

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