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Vendée Globe : les skippers ont-ils le mal de sexe ?

Après plusieurs semaines en mer, certains marins ne pensent pas à leur libido, alors que d'autres ont leurs petites astuces contre la solitude.

8 novembre 2020 : le 8e Vendée Globe s'élance des Sables-d'Olonne
8 novembre 2020 : le 8e Vendée Globe s'élance des Sables-d'Olonne
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Vendée Globe : les skippers ont-ils le mal de sexe ?
03:12
Vendée Globe : les skippers ont-ils le mal de sexe ?
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Isabelle Choquet

Depuis le 8 novembre dernier, les marins du Vendée Globe sont seuls, tellement seuls en mer. Un Tour du monde en solitaire signifie qu'il faut se débrouiller tout seul pour naviguer, gérer le bateau pour tout, y compris le sexe. Une enquête sur ce sujet extrêmement délicat a été menée par Le Figaro, publiée mardi 19 janvier.

Certains ont d'ailleurs immédiatement fermé la porte de la chambre. "C'est mon intimité, je ne suis pas Brigitte Lahaye", a répondu Nicolas Troussel quelques semaines avant le départ. Seule confidence : "Oui, en mer, on a des pensées et des rêves". De son côté, Romain Attanasio est un peu plus précis. "Un gars tout seul, plus de trois mois, c’est long, forcément, on y pense. J’imagine que tous les skippers emportent des photos ou des films. Si ce n’est pas le cas, ses copains s’en chargent pour lui", a-t-il expliqué. À Noël, le marin a d'ailleurs reçu un livre sur les mémoires d’un acteur porno et une balle antistress en forme de sein.

Le stress est également un facteur important : plus on est stressé et fatigué, moins on a de désir. "C’est le cerveau qui décide, aucune raison que cela ne s’applique pas aux marins", dit le sexologue Damien Mascret. En revanche, une différence existe entre les hommes et les femmes : chez les hommes la libido augmente au bout de trois semaines, alors qu'elle a tendance à s’atténuer au bout de deux semaines chez les femmes. "Le sexe en mer, pour moi, ce n’est pas un manque, je suis dans une autre atmosphère", confirme Clarisse Crémer.

Le plaisir incompatible avec la victoire ?

Une chose est sûre, les petits plaisirs se paient parfois très cher. Un marin a évoqué auprès du journal un câlin inoubliable lors de la Transat AG2R en double, mais aussi la place qu'il a perdue au classement. Il se raconte également que sur le dernier Vendée Globe, un skipper qui s'était offert un peu de détente en solo a ensuite déchiré une voile, puis une deuxième, avant de heurter un OFNI, un objet flottant non identifié.

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Sur ce même Vendée Globe, un navigateur avoue une drôle de mésaventure, le soir de la Saint-Sylvestre : "Comme je souffrais vraiment de la solitude, j’ai surfé sur YouPorn. Le lendemain matin, quand j’ai voulu rallumer mon ordinateur, il était totalement planté. J’ai appelé au secours, le technicien a cherché et j’ai bien été obligé d’avouer sur quel site j’avais navigué. Il m'a dit : 'Ne cherche pas, tu as chopé un virus'. Mon ordinateur était définitivement vérolé, j’ai dû passer sur ma machine de secours".

Le sexe en mer, Jean Le Cam a fait une croix dessus. "Je n’ai pas embarqué de films pornos, dit-il, ce n’est pas mon truc. Et puis il y a du boulot en mer. Je suis plus concentré sur faire fonctionner tous mes trucs que de faire marcher mon machin". Louis Burton est lui aussi plus concentré sur sa course que sur la gaudriole : "Je n’y pense pas, raconte-t-il. La tête est ainsi faite, quand tu es dans la survie elle classe en choses inutiles ce qui n’est pas prioritaire".

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