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"A l'insu de mon plein gré" : les 100 plus belles excuses du dopage dans le sport

Le livre "A l'insu de mon plein gré" écrit par Manuel Tissier et Christophe Duchiron relate les 100 plus belles excuses du dopage dans le sport.

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La Revue de Presse du 15 janvier 2021 Crédit Image : MICHAEL KAPPELER / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet édité par Camille Guesdon

Le dopage dans le sport est un vaste sujet qui fait l'objet du livre À l'insu de mon plein gré, écrit par nos confrères de France 2 Manuel Tissier et Christophe Duchiron. Le titre de l'ouvrage fait référence à la phrase culte de la marionnette de Richard Virenque dans les Guignols de l'Info

Richard Virenque a été le personnage central de l'affaire Festina en 98. Ce n'était pas la première du genre, mais elle a joué le rôle de détonateur, nous rappelle Le Figaro. Quelques mois plus tard était créée l'agence mondiale anti-dopage qui en a entendu des vertes et des pas mûres depuis 20 ans.

Il y a l'excuse "poilue" d'un rugbyman japonais contrôlé positif à un stéroïde anabolisant. Son explication ? Il utiliserait une pommade qui fait pousser la moustache. Il sera suspendu deux ans.

Il y a l'excuse boueuse et tordue. En 2012, Fatima Yvelain quadruple championne de France de course de fond, est contrôlée positive à l’EPO, après un semi-marathon à Perpignan. Son explication c'est qu'il avait plu des seaux d'eau le jour de la course. Donc l’eau qui a ruisselé sur la chaussée a été contaminée par les déchets d'un hôpital qui se trouvait sur le parcours. Les éclaboussures auraient imbibé ses sous-vêtements, et, pas de chance, ses parties intimes aussi, d’où l'analyse d'urine positive. Verdict : deux ans de suspension.

Une vrai course à l'armement s'est installée entre l'agence anti-dopage et les sportifs

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Et puis il y a l'excuse invérifiable. C'est celle du basketteur Roburt Sallie qui voit son contrat rompu avec l’équipe de basket de Tarragone, en Espagne, suite à un contrôle positif à la testostérone. Il avait pris des pilules censées agrandir le pénis. Vexé, l’Américain est allé se défendre à la radio, clamant ne pas avoir eu besoin d’artifices pour allonger son attribut d’une taille jugée très respectable selon lui, mais simplement pour bonifier "son potentiel sexuel".

Ensuite, il y a l'excuse La Fontaine "si ce n'est toi, c'est don ton frère". C'est l'excuse du cycliste américain Tyler Hamilton. Il est accusé d'avoir eu recours à une transfusion sanguine, car on a trouvé dans son sang deux types de globules rouges, ce qui est normalement impossible. Sauf chez les jumeaux, dans des cas rarissimes. Donc pour le coureur il n'y a pas de doute, les cellules étrangères proviennent de son frère jumeaux, mort avant la naissance. Le coureur sera suspendu deux ans.

Cela fait sourire, mais c'est une vrai course à l'armement qui s'est installée entre l'agence anti-dopage et les sportifs. Les tests sont devenus ultra-performants, le nombre de cas positif explose. Mais de leur côté les sportifs s'entourent d'une armada de juristes et d'experts. C'est ce qui a permis à Richard Gasquet de passer entre les gouttes en 2009. Il avait été contrôlé positif à la cocaïne. Son explication : un baiser avec une certaine Pamela qui avait pris des substances. La team Lagardère a fait appel à un grand pharmacologue français pour prouver que oui, c'était possible. Le joueur de tennis s'en est tiré avec une petite suspension.

Les fédérations ne sont pas toujours innocentes non plus. On va de plus en plus vers un dopage génétique, un dopage indétectable et cela est regrettable. "J’ai appris que des haltérophiles bulgares avaient envoyé des sosies à leur place lors d’un test pour passer outre les contrôles", s’amuse au bout du fil Manuel Tissier, l'auteur du livre. "À l’insu de mon plein gré, les plus belles excuses du dopage" (Éditions Solar), en compagnie de Christophe Duchiron. "J’ai de quoi faire un tome II", a déclaré Manuel Tissier.

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