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Vaccins : pourquoi la priorisation de certains salariés prend-elle autant de temps ?

FACT CHECKING - La CFDT et le Medef souhaitent que les salariés en présentiel de seconde ligne accèdent en priorité à la vaccination mais pour l’instant, rien n’est prévu sur ce sujet.

Emmanuel Macron dans un centre de vaccination à Valenciennes, le 23 mars 2021
Emmanuel Macron dans un centre de vaccination à Valenciennes, le 23 mars 2021
Crédit : Yoan VALAT / POOL / AFP
Vaccins : pourquoi la priorisation de certains salariés prend-elle autant de temps ?
03:19
Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Un grand flou règne sur les professions qui deviendront prioritaires au vaccin. Ce n'est pas faute d'avoir demandé de clarifier la situation puisque la CFDT et le Medef réclament une priorisation des vaccin pour les salariés obligés de travailler en présentiel.

Le 23 mars à Valenciennes dans le Nord, Emmanuel Macron expliquait une nouvelle stratégie. "À partir de fin avril, nous allons avoir de plus en plus de vaccins qui vont arriver. Et on sera à ce moment-là dans une situation qui nous permettra d'envisager une campagne ciblée sur des professions qui sont exposées, à qui on demande des efforts. Les enseignants en feront légitimement parti", avait affirmé le chef de l'État.

Jusqu’à présent la vaccination prioritaire concernait le personnel de santé, les aides à domicile ou les pompiers. Prochainement ce sera au tour des enseignants et des membres des forces de l’ordre, c'est tout. Pourtant il existe une liste de 17 métiers qui restent essentiels durant les périodes de confinement comme les jardiniers, les agriculteurs et les bouchers parmi 15 branches professionnelles, explique Le Figaro. 4,6 millions de salariés sont concernés.

Ce sont eux que Laurent Berger et Geoffroy Roux de Bézieux souhaiteraient voir vaccinés. Si les professeurs au contact d’élèves en situation de handicap devraient être les premiers à qui on injectera un vaccin, les salariés de la deuxième ligne sont dans l’expectative et une vraie interrogation monte : pourquoi eux et pas nous ?

Une revendication depuis le début de la campagne

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Laurent Berger en parle depuis janvier. Si les enseignants de la maternelle à l’université font face à des nez qui coulent, des postillons de grignotages et des salles bondées tout en préparant l’avenir des têtes blondes, la vaccination semble logique. Selon une étude de l’OCDE publiée le 1er avril, la plupart des pays ont intégré les enseignants comme prioritaires à la vaccination, mais pas partout. En Angleterre, en Norvège, en Finlande ou en Suède, ils ne sont pas prioritaires.

Le gouvernement n’a en revanche donné aucune indication pour les salariés du secteur agroalimentaire, de la grande distribution, des commerces de détail, ou
les agents de collecte des déchets considérés comme "risque moyen d’infection" par l’Institut Pasteur. Même demande de priorité pour les chauffeurs de bus, taxis, VTC. L’étude de l’Institut Pasteur de décembre dernier montre que ces professions sont particulièrement exposées, juste après les personnels de santé.

Macron défend le principe d'égalité

En janvier, Emmanuel Macron ne voulait pas catégoriser le vaccin par profession car cela aurait donné un sentiment de privilège à telle ou telle profession. Puis il s’y est mis mais avec des conditions guidées par le principe d’égalité qui dicte la campagne vaccinale et la crainte du privilège. Il y avait aussi un léger retard des doses. Il faudra penser à vacciner la personne qui fait le planning vaccination, elle va avoir du travail.

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