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Vaccination : insuffisance rénale, cancer, trisomie.... Pourquoi ces patients sont prioritaires

ÉCLAIRAGE - Le gouvernement a élargi la vaccination dès le 18 janvier aux personnes atteintes de certaines pathologies ou qui suivent un traitement qui affaiblit leur système immunitaire et les rend plus vulnérables à la Covid-19.

Baisse de l'épidémie de coronavirus : le point sur les chiffres (illustration)
Baisse de l'épidémie de coronavirus : le point sur les chiffres (illustration)
Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Gaétan Trillat
Journaliste

La campagne de vaccination contre la Covid-19 va entrer dans sa deuxième phase, lundi 18 janvier, avec l'ouverture aux personnes âgées de plus de 75 ans mais aussi à 800.000 personnes atteintes de pathologies et considérées comme à risque, a annoncé le gouvernement.

Sont prioritaires les personnes "souffrant d'insuffisance rénale sévère, celles ayant eu une transplantation d'organe, les personnes sous traitement pour un cancer ou encore celles atteintes de trisomie 21", a énuméré jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran. Il faut aussi ajouter celles atteintes de certaines maladies rares, dont la liste est détaillée ici. Ce choix est dû au fait que les personnes atteintes de ces maladies ont un système immunitaire affaibli et donc davantage de risques de développer des formes graves de la Covid-19.

Le vaccin pas incompatible avec la chimiothérapie

Dans le cas des cancers, cela concerne les patients qui suivent un traitement (hors hormonothérapie) susceptible d'altérer leurs défenses immunitaires. Dès mercredi, les présidents de plusieurs groupes de recherches en oncologie avaient demandé à ce que ces personnes soient vaccinées sans délai car jugés comme "particulièrement à risque de développer des formes graves". Ils se voulaient également rassurants sur d'éventuels risques liés au vaccin en lui-même : "Les vaccins à ARN (Pfizer et Moderna, ndlr) ne présentent pas de danger d’utilisation chez les patients en cours de traitement pour leur cancer", notamment sous chimiothérapie, estimaient-ils.

L'ouverture de la vaccination aux personnes atteintes du syndrome de Down (ou trisomie 21), qui n'est pas une maladie mais une anomalie génétique, correspond aussi à une demande des professionnels du secteur. Sur Franceinfo, le vice-président de la fédération française Trisomie 21, Renaud Touraine, a rappelé ce vendredi que ces patients présentent "quatre fois plus de risque que la population générale d'être hospitalisées en cas de Covid-19 et dix fois plus de risque d'en mourir", selon une étude britannique publiée octobre 2020. Cette fragilité concerne essentiellement, dans cette population, les personnes âgées de plus de 40 ans et/ou présentant des comorbidités comme l'obésité ou le diabète.

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