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"Un soutien à la vache" : l'appel du président de la Fédération nationale bovine au gouvernement et à la grande distribution après un été dévastateur

Les agriculteurs en appellent au gouvernement pour surmonter des pertes de rendement dépassant 50% pour certaines cultures. Les éleveurs, touchés par le manque de stocks fourragers, craignent pour leurs troupeaux. L'exécutif doit annoncer un plan d'aides d'urgence ce jeudi. Sur RTL, Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine, en appelle à l'État et à la grande distribution.

Patrick Bénézit, président de la FNB, est l'invité de RTL le 2 septembre 2026.

Crédit : RTL

"Un soutien à la vache" : l'appel du président de la Fédération nationale bovine au gouvernement et à la grande distribution après un été dévastateur

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Patrick Benezit, éleveur, est l'invité de Céline Landreau

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Céline Landreau & Quentin Menu

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L'été a été ravageur pour l'agriculture française. Sur RTL, mercredi 2 septembre, le président de la Fédération nationale bovine (FNB) et vice-président de la FNSEA, Patrick Bénézit, en appelle donc à un "soutien à la vache" pour sauver la filière bovine à la veille de la présentation d'un plan d'aide d'urgence aux agriculteurs par le gouvernement.

Les fourrages, principale source alimentaire du bétail, ont grandement souffert après un été qui a vu les vagues de canicules s'enchaîner. Résultat : les plantes ont jauni et se sont asséchées. "La sécheresse a débuté dès le mois de mars. Les canicules ont pris le relais et l'herbe a littéralement grillé à partir du mois de juin", déplore celui qui élève des charolaises dans le Cantal. 50% des prairies sont devenues inutilisables. 

Reconstituer les stocks de fourrage

Ce manque de plantes pour nourrir vaches, chèvres et moutons force les agriculteurs à piocher prématurément dans leurs stocks. "Depuis le mois de juin, on donne le fourrage qui était prévu pour l'hiver", alerte Patrick Bénézit. Or, il faudra bien nourrir les bêtes l'hiver venu. Les éleveurs doivent donc trouver de quoi reconstituer leurs stocks.

Le président de la Fédération nationale bovine attend des annonces "à la hauteur" de la part du gouvernement, qui doit présenter son plan d'aide d'urgence ce jeudi. La ministre de l'Agriculture, Annie Gneevard, a réuni l'ensemble des préfets le 27 août pour faire un état des lieux de la situation agricole. "Nous prévoyons plusieurs centaines de millions d'euros d'aides sur la base des prévisions actuelles de perte de récolte", indiquait-elle au micro de RTL le 13 août.

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Pour les éleveurs de ruminants, Patrick Bénézit demande le déblocage du fonds de solidarité, afin de financer le restockage de fourrage. Les pertes pour la filière sont de l'ordre de 5 milliards d'euros, précise-t-il. 

Un coup de pouce de la grande distribution

Mais, alors que le gouvernement a très peu de marges de manœuvre budgétairement parlant, les éleveurs en appellent aussi à la grande distribution. Le prix du bétail a drastiquement baissé ces derniers mois, "300 euros par vache", selon le président de la FNB. 

"Il nous faut un soutien, il faut que les filières, que ce soit en viande, que ce soit en lait, soutiennent aussi les prix et stoppent les baisses qu'il y a eues et nous donnent un petit peu plus de tarifs", réclame-t-il. Les agriculteurs vont bientôt négocier leurs tarifs avec les industriels, avant le début des discussions annuelles entre l'industrie agroalimentaire et la grande distribution pour déterminer le prix des produits alimentaires vendus en magasins. Annie Genevard appelait aussi sur RTL les distributeurs à augmenter les prix : "C'est toute la filière, jusqu'à la distribution, qui doit être mobilisée. Il faut en faire encore davantage compte tenu de l'impact de la sécheresse."

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Le prix des génisses et des charolaises a toutefois fortement augmenté depuis 2023 (il est passé de 5,60 €/kg à 7,75 €/kg en février 2026). Mais, ces derniers mois, le prix est en chute libre. Au 28 août, le kilo de bovin s'échangeait à 7,41 €, selon le site spécialisé Web-agri.fr. "Quand on a perdu 300 euros par vache ou 80 euros sur la tonne de lait, le consommateur n'a pas vu de baisse ces derniers mois sur son portefeuille. Donc, là-dessus, il y a un sujet", pense Patrick Bénézit. 

Adapter le secteur de l'élevage

"Il en va aussi de l'intérêt des filières, puisque une vache qui partira à l'abattoir, si un éleveur ne peut pas la nourrir, elle ne fera plus de lait ni plus de veau, il n'y aura plus de viande derrière. Donc c'est aussi la responsabilité des filières", ajoute l'éleveur de charolaises.

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00:21:55

Une adaptation plus large du secteur est nécessaire, alors que le réchauffement climatique rend les périodes caniculaires plus longues et plus intenses d'année en année. "L'adaptation dans les élevages a déjà débuté et il faudra effectivement aller vers plus de stockage de fourrage et une adaptation au niveau des semences. Il y a de toute façon une adaptation qui a commencé, mais qui devra continuer."

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