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Hausse des prix des carburants : le gouvernement mobilise 70 millions d'euros pour aider les pêcheurs, les agriculteurs et les transporteurs routiers

Le gouvernement a présenté, ce vendredi 27 mars à Bercy, une série de mesures d'aide ciblées, destinées aux secteurs les plus exposés à la flambée des prix des carburants : la pêche, l'agriculture et les transports routiers.

Le ministre de l'Économie Roland Lescure et le ministre du Commerce Serge Papin le 27 mars 2026

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Ce que nous savons pour l'instant
  • Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement a détaillé, ce vendredi 27 mars, une série de mesures destinées aux secteurs les plus exposés. Au total, 70 millions d'euros d'aides ont été débloquées, couvrant tout le mois d'avril.
  • Les TPE-PME de transport routier en difficulté pourront bénéficier d'une remise de 20 centimes par litre de carburant, comme le secteur de la pêche. Pour le secteur agricole, le gouvernement va renoncer au prélèvement de tout droit d'accise sur le gasoil non routier agricole pour le mois d'avril.
    L'exécutif entend répondre à une urgence : éviter l'arrêt de certaines activités fortement dépendantes du carburant.
  • Plutôt qu'un dispositif généralisé, le gouvernement fait le choix d'un accompagnement ciblé. Les mesures annoncées son sectorielles, adaptées aux réalités de chaque profession, et seront valables jusqu'à la fin du mois d'avril, avec la possibilité d'être reconduites en fonction de l'évolution de la situation.
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70 millions d'euros d'aides débloquées

La conférence de presse du gouvernement vient e se terminer. Trois principales aides financières ont été annoncées, pour un montant total d'environ 70 millions d'euros.

La première équivaut à 20 centimes par litre pour les entreprises de transport les plus fragilisées par la crise. Son coût est estimé à 50 millions d'euros.

La deuxième concerne le secteur de la pêche. Là aussi, il s'agit d'un remboursement sur facture à hauteur de 20 centimes par litre de gazole marin. Un dispositif d'un coût de 5 millions d'euros.

Enfin, la troisième aide concerne le secteur agricole. Le gouvernement va "renoncer au prélèvement de tout droit d'accise sur le gasoil non routier agricole" pour le mois d'avril. Un effort budgétaire dont le coût est estimé à 14 millions d'euros.

"C'est toujours mieux que rien du tout"

Alors que des actions de protestations s'organisent localement en France durant le week-end, Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Île-de-France, l'organisation représentative des TPE-PME, a réagi au micro de RTL.

"Ils ont raison de manifester parce que c'est la survie des entreprises qui est en cause. On oublie toutes les professions du commerce, de l'artisanat, des services, qui n'auront droit à rien. C'est une vraie préoccupation pour les TPE, PME et PMI. Mais je me réjouis quand même qu'il y ait un geste. C'est toujours mieux que rien du tout."

"C'est du foutage de gueule"

À l'antenne de RTL, le vice-président de la FNSEA, Luc Smessaert, n'a pas caché sa déception en réaction aux annonces du gouvernement concernant les aides débloquées pour le secteur agricole.

Il explique que la taxe qui ne sera pas prélevée par le gouvernement en avril sur le gasoil non routier agricole ne représente que près de quatre centimes par litre. "Ce sont des miettes. Donner 4 centimes d'aides alors qu'on a eu une hausse de 60 centimes du coût des carburants, ce n'est pas acceptable. (...) C'est du foutage de gueule", a-t-il réagi.

Aucune aide pour les automobilistes et les gros rouleurs

Comme le gouvernement l'avait laissé entendre ces derniers jours, aucune mesure ne concerne directement les automobilistes et les gros rouleurs, ces professions qui impliquent des déplacements fréquents en véhicule (infirmiers, ambulanciers, taxis...).

70 millions d'euros d'aides débloquées

La conférence de presse du gouvernement vient e se terminer. Trois principales aides financières ont été annoncées, pour un montant total d'environ 70 millions d'euros.

La première équivaut à 20 centimes par litre pour les entreprises de transport les plus fragilisées par la crise. Son coût est estimé à 50 millions d'euros.

La deuxième concerne le secteur de la pêche. Là aussi, il s'agit d'un remboursement sur facture à hauteur de 20 centimes par litre de gazole marin. Un dispositif d'un coût de 5 millions d'euros.

Enfin, la troisième aide concerne le secteur agricole. Le gouvernement va "renoncer au prélèvement de tout droit d'accise sur le gasoil non routier agricole" pour le mois d'avril. Un effort budgétaire dont le coût est estimé à 14 millions d'euros.

Un grand plan d'électrification dévoilé la semaine prochaine

Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie et porte-parole du gouvernement, annonce qu'un "grand plan d'électrification" de l'économie française sera dévoilé la semaine prochaine. Il aura vocation à réduire la dépendance aux énergies fossiles.

"Nous devons garantir sur le long terme une énergie stable, décarbonée, accessible à tous et produite en France", a-t-elle déclaré. Le gouvernement ambitionne de faire passer de 60 à 40% d'ici 2030 la dépendance de la France aux énergies fossiles importées, par l'électrification des transports avec les voitures électriques ou du bâtiment avec les pompes à chaleur.

Maud Bregeon indique par ailleurs que 3,8 millions de foyers recevront automatiquement un chèque énergie lors du mois d'avril, d'un montant moyen de 150 euros.

le gouvernement renonce au droit d'accise sur le gasoil non routier agricole en avril

Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture, annonce que le gouvernement va "renoncer au prélèvement de tout droit d'accise sur le gasoil non routier agricole" pour le mois d'avril. Un effort budgétaire dont le coût est estimé à 14 millions d'euros.

5 millions d'euros débloqués pour aider le secteur de la pêche

La ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, dévoile les mesures dédiées au secteur de la pêche. Un "dispositif de soutien" d'un coût total de 5 millions d'euros sera mis en place. Il consiste en un "remboursement sur facture à hauteur de 20 centimes par litre" de gazole marin, pour "permettre aux navires de continuer à sortir en mer".

La ministre demandera par ailleurs lundi le feu vert de la Commission européenne pour mettre en place "un dispositif d'aide directe" pour les pêcheurs et plaidera pour engager sans délai "une révision du cadre juridique européen" pour permettre d'accompagner "le renouvellement" et la "décarbonation" de la flotte française, une demande forte et ancienne du secteur.

Une aide exceptionnelle de 20 centimes par litre pour les TPE et PME

Alerte

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, annonce "une aide exceptionnelle" forfaitaire par véhicule pour soutenir "les TPE et PME les plus en difficultés" dans le secteur du transport routier. Une aide qui "équivaut à 20 centimes par litre pour les entreprises de transport les plus fragilisées par la crise".

Le montant total de cette aide est estimé à 50 millions d'euros. La mesure "sera limitée au mois d'avril 2026" a précisé le ministre.

580.000 barils libérés

Sur les 14,5 millions de barils de pétrole pouvant être libérés par la France pour lutter contre la hausse des prix de l'énergie, "580.000 barils ont été libérés" à ce stade par Paris, annonce le ministre de l'Économie, Roland Lescure.

Plusieurs actions de protestation prévues dans le week-end

Plusieurs organisations de transporteurs routiers s'organisent pour manifester leur mécontentement par des actions régionales à partir de ce week-end afin de protester contre la hausse du prix des carburants liée à la guerre en Iran, qui grève leurs trésoreries.


Le syndicat de transporteurs routiers OTRE prévoit ainsi des manifestations ou des opérations escargot à Lyon et Clermont-Ferrand en samedi, en Ile-de-France lundi, en Pays-de-Loire mardi, et en Provence-Alpes Côte d'Azur, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine mercredi. Le 1er avril, les transporteurs routiers de la FNTR, plus ancienne organisation de routiers, se joindront en Provence-Alpes-Côte d'Azur à ceux de l'OTRE, a indiqué la FNTR.

Comme beaucoup d'entreprises de transport routier sont des PME qui ne disposent devant elles que de 28 jours de trésorerie en moyenne, la flambée des carburants "déséquilibre complètement leurs postes de coûts, d'autant que les factures qu'ils émettront à leurs clients fin mars ne seront pas payées avant mi-mai au plus tôt", a souligné la déléguée-générale de la FNTR, Florence Berthelot.

Les transporteurs demandent des ristournes sur le prix des carburants, comme celles obtenues par leurs concurrents en Espagne ou en Italie.

Le gouvernement dévoile ses mesures pour limiter la flambée des prix des carburants

Alerte

Réunis autour du ministre de l'Économie, Roland Lescure, à Bercy, plusieurs membres du gouvernement sont sur le point de dévoiler toute une série de mesures "ciblées" et sectorielles afin de venir en aide aux secteurs les plus touchés par la hausse des prix des carburants, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient qui dure depuis bientôt un mois.

Qu'attendre des annonces du gouvernement sur le prix des carburants ?

Les annonces gouvernementales seront dévoilées dans quelques minutes, depuis Bercy. Des informations recueillies par RTL, le gouvernement n'envisagerait pas de baisser les taxes sur les carburants, comme le réclament bon nombre d'automobilistes, ainsi que le Rassemblement national. Une mesure qui serait trop onéreuse, estime le gouvernement.

Autre mesure écartée : le blocage des prix des carburants, comme le demande LFI, une mesure qui pourrait engendrer "une pénurie". Autrement dit : pas question de dépenser des milliards d'euros dans ces mesures, les caisses de l'État étant vides.

La piste de l'aide aux gros rouleurs semble également avoir été écartée, pour celles et ceux qui utilisent leur voiture pour travailler, tels que les infirmiers, les ambulanciers ou les taxis.

En revanche, le gouvernement devrait annoncer des aides ciblées pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix, tels que la pêche, l'agriculture et les transports. Plusieurs millions d'euros seraient ainsi débloqués pour le mois d'avril.

Les modalités vont être détaillées dans quelques instants, à la veille d'une grande mobilisation à l'appel de plusieurs fédérations de transporteurs routiers.

Le prix du pétrole toujours à des niveaux élevés

À la mi-journée, le prix du baril de Brent était repassé au-dessus de la barre de 110 dollars (+2,64%). Son équivalent américain du WTI augmentait également à 98 dollars le baril (+3,52%).

"Les investisseurs sont confrontés aux faits : le détroit d'Ormuz est de facto fermé et il ne semble pas y avoir de véritable issue à la guerre en vue", résume l'analyste Kathleen Brooks de XTB, auprès de l'AFP.

Pratiquer l'écoconduite pour économiser du carburant

Comment rouler sans se ruiner ? La rédaction de RTL  a essayé l'écoconduite lors d'un test grandeur nature avec un moniteur, qui a livré ses conseils pour adopter un comportement plus économique au volant. Ces techniques peuvent permettre d'économiser jusqu'à 300 euros de carburant par an.

les ministres européens de l'énergie se réuniront mardi

Les ministres de l'Énergie des pays de l'Union européenne se retrouveront mardi en visioconférence pour échanger sur la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Cette réunion informelle sera consacrée à "la sécurité de l'approvisionnement énergétique", a indiqué Chypre, qui occupe la présidence tournante de l'UE.

Face à la flambée du pétrole et du gaz, les États européens ont pour l'instant réagi en ordre dispersé. Bruxelles a recommandé aux États de réduire le remplissage de leur stock de gaz pour l'hiver prochain, afin d'atténuer la pression sur les prix, et de baisser les taxes sur l'électricité de façon temporaire.

La Commission a aussi promis de présenter prochainement aux 27 une "boîte à outils" face aux coûts de l'énergie, dont une proposition visant à assurer que l'électricité soit moins taxée que les combustibles fossiles.

Le gouvernement autorise la vente de carburant qui ne répond pas aux standards habituels d'homologation

Dans une dérogation publiée jeudi, le gouvernement a autorisé exceptionnellement la vente de carburants qui ne répondent pas aux standards d'homologation habituels, jusqu'au 31 mars 2026. Ce carburant, mois résistant au froid, n'est cependant pas sans risque pour les véhicules...

Pas de dispositifs généralisés

En revanche, l'exécutif exclut clairement toute aide massive comme par le passé. Il n'est pas question de reproduire les dispositifs généralisés, comme le chèque de 100 euros versé à une large partie des Français il y a deux ans.


"Quand on est à 5,1% de déficit, il n'y a pas de cagnotte", a insisté le Premier ministre, rejetant l'idée de "chèques à l'aveugle". Même ligne du côté du ministre de l'Économie, Roland Lescure, qui juge les mesures générales "inefficaces", "coûteuses" et "souvent contre-productives".

Les secteurs particulièrement touchés

Le secteur de la pêche, particulièrement touché, pourrait être au cœur des annonces. Les coûts liés au carburant y ont bondi de plus de 60%, mettant en péril la rentabilité de nombreuses entreprises.

"Sur certaines filières, pêcheurs, agriculteurs, transporteurs, parfois dans des zones géographiques particulières, l'insularité, la Corse ou les outremers, au fond, comment on fait pour que l'activité ne s'arrête pas", a développé le Premier ministre. 

Des "aides ciblées"

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live consacré aux annonces du gouvernement sur le prix des carburants. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué ce vendredi que ses ministres allaient présenter en fin de journée des "aides ciblées" pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix.

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