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Un bébé opéré après 13 jours d'attente à cause de la saturation des services pédiatriques

Face à la saturation des services pédiatriques due à l'épidémie de bronchiolite, le personnel hospitalier peine à garder la tête hors de l'eau. Malade du foie, un petit garçon de 4 mois a dû attendre 13 jours avant d'être pris en charge.

Coronavirus : une pédiatre témoigne après avoir reçu des menaces.
Coronavirus : une pédiatre témoigne après avoir reçu des menaces.
Crédit : DIDIER PALLAGES / AFP
Épidémie de bronchiolite : un bébé de 4 mois opéré après 13 jours d'attente
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Agathe Landais - édité par Joanna Wadel

L'ampleur de l'épidémie de bronchiolite qui sévit en France est inédite depuis plus de dix ans. Une situation face à laquelle les services de pédiatrie sont complètement débordés. Certaines opérations doivent être déprogrammées, provoquant des conséquences dramatiques. Robin, quatre mois, est né avec une grave maladie du foie. Le nourrisson a dû attendre 13 jours avant d'être opéré.

Sa mère est encore sous le choc, comme elle le confie à RTL : "Il y a effectivement une incompréhension [...] se dire 'on est en 2022, on est en France, on n'arrive pas à opérer notre fils'", a-t-elle déploré. Et d'ajouter à propos de l'état du service : "C'est difficile à entendre en tant que parents, mais c'est extrêmement difficile pour les soignants que vous avez en face, qui finalement ne peuvent plus exercer leur métier dans les conditions les plus optimales possible". 

Si le petit Robin a pu être pris en charge, l'attente aurait pu lui être fatale : "Plus vous attendez, plus le foie peut être abimé et présenter des lésions", a encore souligné sa mère. Le bébé va être surveillé de très près, et d'ici un mois, sa mère saura si la chirurgie a fonctionné, ou si elle a été faite trop tard, et donc que le petit a désormais besoin d'être greffé. 

En temps normal, jamais cet enfant gravement malade n'aurait autant patienté avant d'être opéré. Les cas comme celui du petit Robin risquent de se multiplier dans les prochaines semaines, car faute de bras à l'hôpital, c'est une réalité : les soignants sont obligés de trier les petits patients pour parer au plus urgent.

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