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Les trottinettes électriques ne sont pas aussi écologiques qu'on le croit

DÉCRYPTAGE - Les trottinettes électriques génèrent une grande pollution. Tel est le résultat d’une étude internationale démontrant que si le véhicule à roulette a un faible impact pour l’environnement, sa fabrication et son recyclage sont à revoir.

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Trottinettes électriques : elles ne sont pas aussi écologiques qu'on le croit Crédit Image : FRANCOIS GUILLOT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Venantia Petillault

Fabrication à l’étranger, peu recyclée, de faible durée de vie, le bilan carbone des trottinettes électriques est fragile et serait équivalent à celui d’une voiture transportant trois passagers. Comment cela est il possible alors que cet objet est vanté pour être non polluant ? Ce qui est assez logique puisque c’est une planche, un manche, deux roues, de l’électricité et des sens interdits pris en contresens...


On va tout reprendre à la base. La société d’ingénierie Arcadis a mesuré la pollution générée par l’objet trottinette. La majorité des trottinettes chevauchées sont fabriquées en Chine, un processus dont on sait peu de choses. Le problème c'est que ce pays est très dépendant du charbon, ajoutant à cela les terres rares pour composer la batterie, cela fait déjà exploser le bilan carbone de la trottinette. 


Ensuite l’acheminement en bateau puis le problème de la durée de vie sont aussi problématiques. Début 2019, on apprenait qu’elles étaient jetées au bout de 28 jours. Maintenant, elles dureraient près de 6 mois, les opérateurs auraient redécouvert le tournevis pour les réparer. 

Une vision à court terme

En réalité, les villes veulent tellement être de bonnes élèves écolo, qu'elles se sont dit qu’une trottinette électrique était une bonne idée. Mais c'est une vision à court terme. Le problème ? Le free floating. 

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Vous pouvez poser votre vélo n’importe où et l’entreprise dont il dépend se charge de le remettre en place. Cela génère une pollution puisque ces opérateurs font des maraudes en voiture pour récupérer les trottinettes abandonnées. Qui aurait pensé il y a encore 5 ans être en retard au bureau à cause d’une trottinette bloquant votre porte d’immeuble ? C’est aujourd’hui une cause d’absence de ponctualité valable.

Des règles longues à mettre en place

Les trottinettes viennent de rentrer dans le code de la route depuis fin octobre, obligeant à se plier à certaines règles comme ne pas monter à deux ou ne pas rouler sur les trottoirs. Une dizaine de sociétés proposent ce type de service à Paris, huit à Lyon, cinq à Marseille et Bordeaux. 

La capitale voudrait encadrer mais ne s’agit-il pas d’une entrave à la concurrence ? Il faudrait alors demander une traçabilité de ces engins de la fabrication jusqu’à son usure pour éviter cette pollution. Dernier point de cette étude, les usagers de trottinettes ne seraient pas d’anciens automobilistes mais d’usagers des transports fatigués, à méditer...

Le plus : 31% de la population pense que l'homme n'est pas responsable du réchauffement climatique

C’est le résultat d’une enquête Ipsos pour EDF. Selon 23% des sondés, la cause viendrait d'un phénomène naturel ou inconnu. À l'inverse, 69% des plus de 24.000 personnes interrogées et issues de 30 pays différents, reconnaissent la patte humaine dans les problèmes climatiques.

Ceux qui doutent le plus sont les plus gros pays émetteurs de CO2 : 39% des sondés en Arabie Saoudite doutent, aux États-Unis, 22% en Chine. Bonne Cop 25 !

La note : 15/20 à Leonardo di Caprio

C’est le combat du siècle, "Leo contre Bolso", alias Jair Bolsonaro. Le président brésilien a accusé la star américaine de brûler la forêt amazonienne. En effet Di Caprio finance des associations pro environnement dans le pays, des ONG accusées par Bolsonaro de mettre volontairement le feu à la grande forêt, rien que pour l’embêter. 


Di Caprio a répondu que le peuple brésilien l’intéressait plus que leur président. En fait quand on est chef d’État on a pas mal de temps libre, il faudrait donc occuper davantage Bolsonaro.

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