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Trafic de drogue : la cocaïne toujours moins chère et les opioïdes inquiètent

L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies publie son enquête "Trend" sur la consommation des produits stupéfiants en France.

Image d'une saisie de drogue (illustration)
Image d'une saisie de drogue (illustration)
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
louis
Louis Chahuneau
Journaliste

Offre abondante, prix en baisse, usage des réseaux sociaux, exacerbation des violences entre trafiquants, l'Observatoire français des drogues et toxicomanies a publié ce mercredi 9 novembre son rapport annuel "Trend" sur "les drogues illicites ou détournées, leurs usagers et les marchés". Le rapport se base sur des éléments transmis par des "usagers, intervenants du secteur socio-sanitaire et de l’application de la loi" et vise "à éclairer les professionnels en contact avec les usagers et les réponses publiques".

Dans son enquête, l'OFDT remarque notamment que l'offre de cocaïne en France progresse : "la forte disponibilité de la cocaïne ne se dément pas en 2019 et semble même parfois s’intensifier comme à Lille et Rennes où son prix diminue", peut-on lire dans le communiqué de presse. L'OFDT a par exemple remarqué la vente de doses à partir de 10 euros le pochon, contre 70 euros le gramme en moyenne sur le reste du territoire.

Par ailleurs, l'observatoire remarque que les drogues sont de moins en moins coupées avec d'autres produits, notamment la cocaïne et l'héroïne, qui "affichent des teneurs moyennes encore en hausse".

Trafic sur les réseaux sociaux et usage d'opioïdes

Ce n'est pas nouveau, mais usagers et trafiquants continuent d'utiliser les réseaux sociaux et messageries comme Snapchat, Twitter ou Télégram pour leur commerce. Mais cet usage ne se limite pas à la vente et concerne maintenant le recrutement de petites mains : "ils peuvent aussi les utiliser pour recruter ponctuellement des jeunes fragilisés au plan socio-économique afin qu’ils occupent des positions subalternes dans les réseaux (guetteurs, vendeurs…)".

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Enfin, l'OFDT met l'accent sur la prolifération du trafic de médicaments opioïdes  (antidouleurs dérivés de l'opium) comme le Skenan "auprès des usagers injecteurs en grande précarité", ou la Méthadone "par de jeunes russophones très précarisés notamment vus à Bordeaux, Paris et Toulouse". Autre produit consommé, le Lyrica, une molécule censée soigner apaiser les douleurs neuropathiques, l’épilepsie ou des troubles anxieux : "Cet usage hors cadre thérapeutique concerne surtout Paris et la Seine-Saint-Denis."

Enfin, l'OFDT pointe les politiques publiques de répression de la consommation de drogue qui mettraient en danger les usagers : "Dispositifs municipaux et actions policières continuent de déplacer les usagers de certaines zones des centresvilles vers leur périphérie, ce qui tend, [...] à aggraver leurs conditions de vie et leur état sanitaire".

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