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Suicide d’une directrice d’école : une syndicaliste dénonce "un cumul des désillusions"

INVITÉE RTL - Après le suicide d'une directrice d'école à Pantin, la moitié des établissements de Seine-Saint-Denis seront fermés jeudi 3 octobre. Marie-Hélène Plard, de Snuipp-FSU 93, explique pourquoi.

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Suicide d'une directrice d'école : une syndicaliste dénonce "un cumul des désillusions" Crédit Image : Google Street View/Capture | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Julien Sellier édité par Petit Biscuit

C'est une journée de deuil dans certaines de nos écoles. La moitié des établissements de Seine-Saint-Denis seront fermés ce jeudi 3 octobre. Les syndicats d'enseignants appellent à des rassemblements partout en France.

Il y a 10 jours, le 21 septembre, Christine Renon, la directrice d'une école de Pantin s'est suicidée dans le hall de sa maternelle. "Aujourd'hui, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée et épuisée après seulement trois semaines de rentrée", écrivait-elle dans une lettre de trois pages où elle décrivait son quotidien, le manque de soutien de sa hiérarchie et la violence de l'immédiateté. Elle déclarait se rendre disponible au point de mettre en cause sa santé

Marie-Hélène Plard, co-secrétaire départementale Snuipp-FSU de Seine-Saint-Denis et directrice d'école à l'Île Saint-Denis aurait pu, elle aussi, écrire ce courrier. "Tous les collègues se retrouvent dans ce qu'a écrit Christine Renon", explique-t-elle. Selon la syndicaliste, il y a "un cumul des désillusions. La solitude de la fonction, le poids des institutions, l'absence d'interlocuteurs, les injonctions paradoxales..."

"Aucun laboratoire ne peut modéliser la vie d'un enfant"

Avec la fermeture des écoles aujourd'hui, "c'est toute une profession qui s'exprime avec un arrêt de travail pour lui rendre un hommage que l'institution ne lui a pas rendu". Il s'agit aussi de "lui adresser la reconnaissance de la dénonciation d'un système déshumanisant".

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"C'est notre éthique professionnelle qui est mise à mal. La rapidité de réformes nous conduisent à une perte de sens de notre métier. On se retrouve dans une application de protocoles mais aucun laboratoire de neuroscience ne peut modéliser la vie d'un enfant", explique-t-elle émue. La syndicaliste dénonce l'utilisation d'un algorithme qui répartit les ouvertures et fermetures de classes. 

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