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Suicide d'une directrice d'école : sa veuve regrette que les "responsables" ne soient pas "reconnus" par l'Éducation nationale

L'enquête administrative diligentée après le suicide de Caroline Grandjean a conclu à une "défaillance institutionnelle dans le soutien" qui lui a été apporté. La veuve de la directrice d'école, Christine Paccoud, déplore que les responsables ne soient pas "reconnus" par l’Éducation nationale.

La veuve de Caroline Granjean, directrice d'école qui s'est suicidée le jour de la rentrée après un harcèlement homophobe.

Crédit : RTL

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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La veuve de Caroline Grandjean, institutrice cible de propos homophobes qui s'est suicidée dans le Cantal, a regretté, vendredi 6 février, que les "responsables" ne soient pas "reconnus" dans un rapport de l'Éducation nationale, publié vendredi, qui admet une "défaillance institutionnelle".

"C'est un sentiment de satisfaction que l'Éducation nationale reconnaisse une défaillance mais derrière, il y a des responsables et ils ne sont pas reconnus dans le rapport", a déclaré à l'AFP Christine Grandjean-Paccoud, dont l'épouse s'est donnée la mort le jour de la dernière rentrée scolaire.

Selon le rapport de l'Éducation nationale, le malaise ressenti par l'enseignante s'expliquait en partie par le sentiment que l'institution ne l'avait pas toujours soutenue face aux conflits avec certains parents, indique le ministère, confirmant une information de La Montagne

"Des décisions administratives vécues comme des injustices"

Le document souligne également que l'enquête a mis en lumière "des décisions administratives vécues comme des injustices", notamment le refus d'accorder une bonification de points liée à sa reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) dans le cadre de sa demande de mobilité.

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Le ministère précise que "bien que cette bonification n'était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d'une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin à ce moment-là".
Caroline Grandjean, 42 ans, subissait depuis septembre 2023 des faits de harcèlement liés à son homosexualité. Elle s'est donné la mort le 1er septembre 2025, jour de la rentrée scolaire, un drame qui a profondément ému la communauté éducative

Des tags tels que "sale gouine" ou "gouine = pédophile" avaient été découverts sur les murs de son école à Moussages, un village de 200 habitants dans le Cantal. Une enquête avait été ouverte puis classée sans suite en mars 2025 "en l'absence de faits nouveaux", selon le parquet. 
En arrêt maladie, l'enseignante s'était vu proposer un poste à quelques kilomètres, sans parvenir à reprendre son activité.

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