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Sécurité routière : la liste des pathologies incompatibles avec la conduite mise à jour

Les malades d'Alzheimer touchés par un "déficit cognitif léger" n'ont désormais plus le droit de conduire un véhicule.

Le compteur de vitesse d'une voiture (image d'illustration)
Le compteur de vitesse d'une voiture (image d'illustration)
Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Benoît Leroy & AFP

Diabète, Alzheimer, handicaps moteurs et auditifs lourds : la liste des pathologies incompatibles ou compatibles sous certaines conditions avec la conduite vient tout juste d'être mise à jour depuis ce lundi 4 avril. Et ce, au lendemain de la publication d'un arrêté au Journal officiel. Celui-ci lève, entre autres, des interdictions à la conduite des véhicules légers pour des personnes atteintes de certains handicaps locomoteurs très lourds.

Cet arrêté du 28 mars vient remplacer une ancienne version de 2005 afin de prendre "en compte (des) innovations scientifiques et technologiques", en terme d'aménagement de l'habitacle et d'aide à la conduite notamment. Les conducteurs présentant du diabète sans complication et dont le traitement ne génère pas de risque d’hypoglycémie ne seront plus obligés de passer au préalable un contrôle médical pour conduire une voiture ou un deux-roues.

Par ailleurs, les personnes atteintes de handicaps locomoteurs très lourds et de déficit auditif profond pourront désormais conduire des poids-lourds et des véhicules de transports en commun. L'autorisation sera, néanmoins, conditionnée à la validation d'un examen par un médecin agréé et un inspecteur du permis de conduire.

Les règles deviennent plus strictes pour les malades d'Alzheimer

Ce nouveau texte clarifie également le moment à partir duquel une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer et des maladies neuroévolutives apparentées ne peut plus prendre le volant. Alors que le précédent arrêté fixait la limite à partir du moment où la personne est atteinte de "démence documentée", celui du 28 mars précise qu'il y a incompatibilité définitive avec la conduite "dès le début du stade 3 de l'échelle de Reisberg", qui mesure la progression de la maladie.

Très concrètement, selon la Sécurité routière, "c'est le moment où les amis, la famille et les collègues commencent à remarquer certains troubles de la mémoire ou de la concentration. En pratique, pour la conduite, la personne ne fait plus attention à certains feux rouges par exemple". "Pour que la personne s'arrête de conduire au moment où il faut, il faut que les personnes autour puissent 'organiser les choses'. L’arrêté clarifie ce point, la démence mentionnée dans le texte précédent étant une notion floue", ajoute-t-on.

Quoi qu'il en soit, du côté des associations de malades, le durcissement des règles est mal vécu. Benoît Durand, directeur général de France Alzheimer, pointe "un couperet radical". "Souvent pour un diagnostic, il faut un rendez-vous chez le neurologue, qui dans certaines régions, ne s’obtient pas avant des délais de 12 à 18 mois. Qu’est-ce qui se passe entre temps ?" interroge-t-il. Selon la Sécurité routière, la décision sera prise par des médecins agréés de la Fédération des centres mémoires et espère des délais les plus raisonnables possible.

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