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Où en est la France ? Que va-t-elle devenir ? Les réponses de Natacha Polony

ÉDITO - Pour sa dernière chronique de la saison, Natacha Polony dresse le bilan de ce qu'elle a vu de la France et ce qu'elle envisage pour l'avenir. Entre espoir et pessimisme, voici ce qu'elle retient de ces deux dernières années.

Le drapeau français flotte sous l'Arc de Triomphe à Paris le 11 novembre 2016 (illustration)
Le drapeau français flotte sous l'Arc de Triomphe à Paris le 11 novembre 2016 (illustration)
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
L'oeil de Natacha Polony du 28 juin 2021
03:13
micro générique
Natacha Polony - édité par Cassandre Jeannin

C’est la fin de saison et dans mon œil, il y a ces deux années durant lesquelles nous avons regardé la France, ausculté, même. Deux années délirantes, avec masques, tests et psychose, avec une réforme des retraites en forme d’étincelle dans une poudrière, avec des coups de colère et des coups de chapeau.

On a glosé tant qu’on a pu sur l’abstention à ces élections régionales. Deux choses semblent claires. D’abord, la France a un énorme besoin de respirer. Vous savez, cette sensation de ne pas avoir un masque sur la figure et de pouvoir tout à coup prendre une immense inspiration et jouir du plaisir de sentir l’air remplir les poumons et le soleil caresser le bas du visage. Simplement ça.

Et puis, les Français se réservent pour les moments où ils auront l’impression que leur vote ou leur action peut vraiment changer la vie. Tout le reste ressemble tellement à de la gestion, ils se sont dit que ça n’était peut-être pas la peine de se mettre en quatre pour un simulacre de démocratie, alors que les choix décisifs se font ailleurs.

À quoi va ressembler la France à l'avenir ?

Faut-il s’inquiéter de l’impression de marasme, de dépression sourde, ou bien faut-il se dire que la France a des ressources fabuleuses et qu’elles vont s’exprimer hors des sentiers battus ? Les deux. Tout le monde a bien conscience que nous sommes à la fin d’un monde. Les civilisations sont mortelles, on le sait depuis Paul Valéry en 1919. Il constatait le suicide de l’Europe. 

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Rien à voir avec du déclinisme, mais nous voyons tous que ce qui faisait le cœur de la civilisation française est attaqué de toute part. Je vous fais un résumé de la dernière vidéo d’une universitaire de Sciences Po qui explique que la gastronomie française est raciste et renforce la "blanchité comme identité raciale dominante" ? Et pendant ce temps, nous sommes le premier pays du monde en nombre d’ouvertures de McDonald's… Tout est dit.

Et pourtant, je ne vois que des gens qui veulent s’investir, vivre de leur travail, qui veulent que le mérite soit récompensé, que chacun contribue en fonction de ses moyens. Bref, la justice, la liberté, l’indépendance. Ils n’attendent qu’une chose, c’est un projet fédérateurDe Gaulle disait : "Prenez de l’altitude, il y a moins de monde et l’air y est plus pur." Il suffit qu’on se trouve un ou deux alpinistes.

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