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Naissances, prématurité, pauvreté : pourquoi la mortalité périnatale continue de progresser en France

La mortalité périnatale a encore progressé en France en 2024, atteignant 11,2 décès pour 1.000 naissances selon une étude de la Drees. Des facteurs tels que la prématurité, l'âge de la mère, la précarité sociale et les larges écarts entre la métropole et l'Outre-mer influencent cet indicateur de santé publique.

Photo illustration naissance

Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP

AFP - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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La mortalité périnatale - la part d'enfants nés sans vie ou décédés dans leur première semaine de vie - a encore augmenté en France en 2024, dépassant 11 naissances pour 1.000, selon une étude publiée mardi 7 juillet par le service statistique public du ministère des Solidarités et de la Santé (Drees).

Sur un total de 661.822 naissances, 7.398 enfants sont nés sans vie ou sont décédés dans leurs sept premiers jours de vie. Le taux de mortalité périnatale s'est élevé à 11,2 pour 1.000, d'après ces calculs fondés sur des données hospitalières.

Cette proportion "augmente depuis 2021 et plus particulièrement en 2024, après avoir fluctué entre 2014 et 2021 autour de 10,5 pour 1.000", observe la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. 

Des facteurs socio-économiques

L'âge gestationnel, le type de grossesse (grossesse unique ou multiple) et l'âge de la mère ont un impact notable sur la mortalité périnatale. Elle est ainsi plus élevée en cas de prématurité (84% des morts périnatales sont issues d'un accouchement prématuré) ou de naissances multiples, ou lorsque la mère est âgée de moins de 20 ans (18,1 pour 1.000) ou de 40 ans et plus (17,6 pour 1.000). Mais "ces facteurs de risque et leurs évolutions n'expliquent (...) que partiellement l'augmentation de la mortalité périnatale depuis 2014", soulignent les services statistiques.

La région de résidence et les conditions socio-économiques pèsent aussi. Le taux de mortalité périnatale s'est ainsi élevé à 12 pour 1.000 en 2024 dans les communes rassemblant le cinquième de la population la plus défavorisée, contre 9,5 dans celles regroupant les moins défavorisés.

Autre illustration de ces inégalités : le taux de mortalité périnatale était 2,3 fois plus élevé en Guadeloupe (21 pour 1.000) qu'en Auvergne-Rhône-Alpes (9,3 pour 1.000). Globalement, les départements et régions d'outre-mer enregistraient un taux moyen supérieur de 60% à celui de la France métropolitaine.

La santé périnatale, de la grossesse au post-partum, fait l'objet de préoccupations croissantes ces dernières années avec la dégradation de plusieurs indicateurs, notamment la mortalité, pour laquelle la France se classe dans le bas du classement parmi les pays de l'Union européenne après avoir fait figure de bon élève dans les années 1990.

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