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Miss France : que reproche Osez le féminisme ! au concours ?

ÉCLAIRAGE - L'association féministe a saisi la justice, accusant notamment le concours de beauté de ne pas respecter le Code du travail.

Le concours de Miss France 2021, le 19 décembre 2020
Le concours de Miss France 2021, le 19 décembre 2020
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Le concours de Miss France entre-t-il en contradiction avec le code du travail ? L'association Osez le féminisme ! en est persuadée, elle a même saisi la justice prud'homale à ce sujet. Le concours, qui existe depuis près d'un siècle, devra répondre des accusations de "non respect du code du travail" aux prud'hommes.

L'association reproche principalement aux organisateurs de ne pas proposer un véritable contrat de travail aux jeunes femmes qui candidatent au concours. "Elles travaillent pour Miss France pendant un mois et demi. Elles mettent leur vie entre parenthèses pendant un mois et demi et elles n'ont même pas de contrat de travail, pas de salaire", déplorait Ursula Le Menn, porte-parole de l'association, invitée sur RTL ce mardi 19 octobre.

Le concours Mister France, l'équivalent masculin de Miss France, reconnaît depuis un arrêt de la cour de cassation de 2013, la relation de travail qui existe entre les candidats et la société organisatrice, faisant des participants des salariés. Osez le féminisme ! s'appuie sur la jurisprudence et souhaiterait ainsi voir cet arrêt s'appliquer au concours Miss France.

Une discrimination à l'embauche

Tout le monde n'est pas autorisé à participer au concours Miss France. Les candidates se doivent de mesurer au moins 1,70m, d'être célibataires ou encore d'être "représentatives de la beauté". Tout autant de critères qu'Osez le féminisme ! dénonce comme étant "discriminatoires".

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L'avocate de l'association explique par ailleurs à l'AFP que le Code du travail interdit, dans un recrutement, tout critère lié "aux mœurs, à l'âge, à la situation de famille ou à l'apparence physique".


En conséquence, les requérantes demandent aux prud'hommes de condamner les organisateurs du concours à supprimer de leur règlement ces clauses discriminatoires, comme celles interdisant de fumer en public, ou de porter des tatouages visibles ou des piercings.

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