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Marseille : une école musulmane clandestine fermée dans les quartiers nord

L'école confessionnelle musulmane accueillait une trentaine d’élèves, dont la moitié étaient en âge d’être scolarisés. Elle a été fermée parce que le bâtiment ne respectait pas les normes de sécurité incendie.

Un garçon lisant le Coran (illustration).
Un garçon lisant le Coran (illustration).
Crédit : AFP / MAHMUD TURKIA
Marseille : une école musulmane clandestine fermée dans les quartiers nord
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Générique 1
Hugo Amelin
Journaliste

Une trentaine d'élèves, dont la moitié en âge d'être scolarisés, y suivaient des cours. Le 4 décembre dernier, une école musulmane clandestine a été fermée dans les quartiers nord de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. L'établissement dispensait un enseignement religieux, mais aussi des cours de maths et de français. Elle a été fermée, parce que le bâtiment ne respectait pas les normes de sécurité incendie. 
 
Une opération de contrôle, conjointement menée le 4 décembre dernier par la police et l’Éducation nationale, a abouti à la fermeture administrative de cette structure, nichée dans une maison discrète du quartier du Canet, dans le quatorzième arrondissement de Marseille. À l’intérieur, plusieurs pièces divisées en salles de classe. La moitié des enfants a moins de 6 ans, mais pour les plus grands, des cours d’enseignement du Coran sont dispensés quotidiennement. 

Une enquête ouverte

Cette école clandestine fonctionnait toute la journée, sur des horaires classiques, avec quatre personnels encadrant. L’association qui a ouvert cette école coranique, complètement hors des clous, plaide pourtant dans ses statuts vouloir "promouvoir des loisirs d’éveil, créatifs pour les enfants, sans distinction religieuse".

Le procureur de la République vient d’ouvrir une enquête pour création d’une école illégale. Pour le moment, ni la justice, ni les policiers Marseillais n’ont d’éléments tangibles pour démontrer que cet enseignement religieux était radical ou salafiste. Le ministère de l’Éducation nationale évoque de "fortes présomptions".

La plupart des parents déclaraient que leur enfant était scolarisés à domicile. Après avoir fait fermer administrativement cette école (pour non-respect des conditions de sécurité d’accueil de jeunes enfants) l’État souhaite maintenant les obliger à s’inscrire au plus vite dans des écoles publiques. 

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