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Manifestation anti-passe sanitaire : enquête ouverte après des pancartes antisémites à Paris

Dimanche 15 août, une enquête a été ouverte sur des pancartes brandies la veille lors de la manifestation parisienne contre le passe sanitaire.

Manifestation à Paris le 14 août.
Manifestation à Paris le 14 août.
Crédit : Sameer Al-DOUMY / AFP
AFP & Julien Vattaire

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, ils étaient 13.900 à manifester à Paris contre la mise en place du passe sanitaire en France, samedi 14 août. Si la manifestation s'est déroulée dans le calme, ce sont plutôt les inscriptions figurant sur plusieurs pancartes brandies au sein du cortège qui ont notamment attiré l'attention du préfet de police de Paris.

Dans la soirée, il avait annoncé sur Twitter signaler à la justice des pancartes antisémites brandies par des manifestants, en application de l'article 40 du code de procédure pénal, qui impose à toute autorité ayant connaissance d'un crime ou d'un délit de le signaler à la justice.

Ce dimanche 15 août, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Elle vise le chef de "provocation publique à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée", a-t-il indiqué. L'enquête est désormais entre les mains de la brigade de répression de la délinquance à la personne.

Des inscriptions antisémites sur les pancartes

Le tweet du préfet de police était accompagné d'une photo où on distingue deux pancartes avec l'inscription "Qui ?". Ce terme a déjà été employé dans d'autres cortèges d'opposants au passe sanitaire. Parfois également écrit sous la forme de "Mais qui ?", selon les informations de Libération, ce slogan, emprunté notamment par des partisans de l'extrême droite, accuse les juifs d'être responsables de la pandémie et de la politique vaccinale.

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L'inscription de ce slogan sur sa pancarte lors d'une manifestation à Metz a valu à une professeure d'allemand vacataire, ex-membre du Front national, d'être convoquée devant la justice le 8 septembre prochain pour répondre de ses actes. Elle risque un an de prison et 45.000 euros d’amende.

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