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Manifestation anti-passe : l'enseignante sera jugée pour "provocation à la haine raciale"

L'enseignante qui a été interpellée le lundi 9 août, pour avoir brandi une pancarte antisémite dans une manifestation contre le passe-sanitaire à Metz, va être jugée en septembre pour "provocation à la haine raciale".

Des drapeaux souverainistes et royalistes pendant la manifestation contre le passe sanitaire à Metz
Des drapeaux souverainistes et royalistes pendant la manifestation contre le passe sanitaire à Metz
Crédit : Nicolas Billiaux / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Camille Guesdon & AFP

Un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende : c'est ce qu'encourt Cassandre Fristot, l'enseignante interpellée le lundi 9 août après avoir brandi une pancarte antisémite dans une manifestation contre le passe-sanitaire samedi 7 août à Metz. Selon une annonce du parquet de Metz ce mardi 10 août, elle sera jugée le 8 septembre prochain pour "provocation publique à la haine raciale". 

Dans un communiqué, Christian Mercuri, le procureur de la République, a précisé que la femme "répondra du délit de provocation publique à la haine raciale par affiches ou placards".

Ancienne élue locale et ex-candidate FN aux législatives de 2012, cette enseignante a été interpellée lundi dans la commune d'Hombourg-Haut (Moselle) et son domicile a été perquisitionné. Âgée de 34 ans, cette femme est "connue pour son appartenance à la mouvance d'extrême droite", a indiqué le procureur. 

Selon une source proche du dossier, elle a déclaré aux enquêteurs s'être débarrassée de la pancarte. D'après des informations de France Bleu, elle est professeure d'allemand et enseigne comme remplaçante dans plusieurs établissements de Moselle.

Le parquet de Metz a ouvert une enquête de flagrance

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La préfecture explique que le parquet de Metz avait ouvert une enquête de flagrance, le dimanche 8 août, sur cette "pancarte au message manifestement antisémite". Les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont la plupart sont juifs, y étaient inscrits.

La diffusion d'une photo de la pancarte, brandie fièrement par Cassandre Fristot, a suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Dimanche, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, avait dénoncé une pancarte "abjecte" et promis que ce geste ne resterait pas "impuni". Il avait lui-même annoncé sur Twitter l'interpellation de la jeune femme lundi.

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