1 min de lecture Alimentation

Lutte contre le gaspillage alimentaire : des hôpitaux redistribuent leur surplus

Produits frais, sauces, féculents... Testé depuis un mois, ce dispositif permet de redistribuer chaque jour plusieurs centaines de portions qui auraient été jetées.

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Lutte anti-gaspillage : deux hôpitaux parisiens redistribuent leur surplus à des associations Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : Odile Pouget | Durée : | Date :
Odile Pouget et Camille Kaelblen

Donner plutôt que jeter : voilà le pari qu'a choisi de relever l'hôpital de la Salpêtrière, à Paris. Depuis un mois, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) y teste un système qui permet de donner le surplus des plats non consommés à des associations caritatives.

Cette solution simple et efficace s'inscrit dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, dont la journée nationale est célébrée ce mardi 16 octobre. Chaque année, 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées en France. Un Français jette en moyenne l’équivalent d’un repas à la poubelle toutes les semaines.

Sur les 5.000 repas préparés chaque jour à la Pitié-Salpêtrière, une centaine part régulièrement à la poubelle. "On ne connaît pas le nombre de gens qui rentreront dans l'hôpital pour être soigné, les menus sont variés en fonction des maladies. Donc on aura tous les jours entre 100 et 400 portions de féculents, de sauces, de produits frais", explique Xavier Corval, patron de la société Éqosphere, chargée de gérer ce gaspillage.

Une course contre la montre

Autre contrainte : ces produits devront être consommés le jour-même, dans les six heures au maximum. "Faire du don, ce n'est pas faire du don au rabais pour mettre en péril la santé des gens. Et pour ça, il faut des durées qui sont courtes", explique Martin Hirsch, directeur de l'AP-HP.

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Les plats ne sont pas reconditionnés, puisqu'ils n'ont pas été touchés. La chaîne du froid est évidement vérifiée, de même que l'état des barquettes, qui ne doivent pas être déchirées.

Les aliments sont ensuite chargées dans les camions des Restos du Coeur, dans des sacs isothermes, et rapidement livrées dans les cuisines de l'association, où ils sont complétés avec d'autres ingrédients pour constituer des repas complets.


Cette expérimentation doit se poursuivre jusqu'à fin décembre 2018. L'objectif, si possible, est ensuite d'étendre l'opération aux autres établissements de l'AP-HP, qui concoctent en tout 23 millions de repas par an.

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