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Londres : Uber n'a plus le droit d'exercer pour des raisons de sécurité

Londres a révoqué la licence accordée à Uber. Un coup dur car la capitale britannique est l'un des plus grands marchés mondiaux de l'application.

Un utilisateur de l'application Uber, en face d'un taxi londonien, le 22 septembre 2017
Un utilisateur de l'application Uber, en face d'un taxi londonien, le 22 septembre 2017 Crédit : Daniel LEAL-OLIVAS / AFP
Lilas Fournier et AFP

La plateforme de voitures avec chauffeurs Uber a vu son permis d'exercer suspendu par Londres, son plus gros marché européen. En cause : des failles sur son système informatique permettant à des milliers de conducteurs sans permis de prendre en charge des passagers.

Uber n'est "pas apte" à détenir une licence à Londres, a indiqué Transport for London dans un communiqué. La TfL reproche notamment à la société américaine une faille qui a laissé des conducteurs sans permis télécharger leur photo sur les comptes d'autres conducteurs. Cela s'est produit "au moins sur 14.000 trajets" ces derniers mois, "mettant en danger les passagers". L'application a également permis à des conducteurs sans permis ou suspendus de créer un compte actif. 

La plateforme compte faire appel et continuera de fonctionner jusqu'à ce qu'une décision définitive soit rendue, a-t-elle réagi dans un communiqué.

Une première suspension en 2017

Des contentieux existent entre Uber et TfL depuis 2017. L'organisme anglais avait privé le géant américain de sa licence pour des questions de sécurité mais Uber avait gagné devant la cour d'appel avec un permis d'exercer de quinze mois. 

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TfL avait, par la suite, redonné sa chance au géant américain de régler les attentes de garanties de l'organisme, en renouvelant en septembre, pour deux mois, son autorisation d'exercer. Des changements qui ont été effectués en terme de sécurité mais qui ne restent pas suffisants. 

Cette décision a été soutenue par le maire de Londres Sadiq Khan. Si la capite veut attirer "les sociétés innovantes", il est "essentiel que les entreprises respectent les règles", a-t-il commenté. 

Des travailleurs précaires

Londres, le plus gros marché européen d'Uber, représente une perte financière énorme pour la société. Elle compte 45.000 conducteurs et 3,5 millions de clients dans la capitale britannique.

L'entreprise dont le siège est basé à San Francisco a tout de même mis en place une fonctionnalité qui permet d'entrer directement en contact avec les services d'urgence grâce à des "capteurs" qui détectent si la voiture reste immobilisée trop longtemps. Une façon de déterminer si le véhicule a eu un accident et, si besoin, d'envoyer les secours. Mais sa réputation reste compromise par ses problèmes de sécurité et sa rémunération jugée insuffisante des chauffeurs. 

Le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne (IWGB) a déploré la décision de TfL, la décrivant comme "un coup massif" porté aux milliers de conducteurs qui travaillent pour Uber "dans des conditions précaires" et qui risquent "de se retrouver au chômage et croulent sous une montagne de dettes" pour rembourser leur véhicule. Le syndicat souhaite l'organisation d'une "réunion urgente" avec Sadiq Khan pour "discuter des solutions possibles pour protéger les conducteurs d'Uber".

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