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Logement : la Fondation Abbé Pierre craint une bombe à retardement

14% des français ont des difficultés liées au logement depuis mars 2020 et le premier confinement. C’est le constat dressé par la fondation Abbé Pierre qui présente aujourd’hui son rapport annuel sur le mal logement.

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Logement : la Fondation Abbé Pierre craint une bombe à retardement Crédit Image : AFP | Crédit Média : Morad Djabari / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Morad Djabari
édité par Venantia Petillault

Dans ce nouveau rapport, la Fondation Abbé Pierre alerte sur les conséquences dramatiques de la crise économique et sanitaire. Une année 2020 qui n’a épargné personne et notamment les Français qui n’avaient pas à s'inquiéter jusqu’ici parce que avec cette crise sanitaire, et le premier confinement en mars, plus de 12 millions de personnes ont perdu 84 % de leurs revenus à cause d’une perte d’emploi ou du chômage partiel.


Cette perte de revenu a évidemment eu un impact sur le logement. Les difficultés pour payer le loyer, les factures de chauffage ou d’électricité, les crédits immobiliers…Cette dégradation a affecté, les plus précaires, 55 % des allocataires des APL, les jeunes, plus de 20% des 18-24 ans ont eu du mal à payer leur loyer mais aussi fragilisé des familles, des personnes jusqu’ici épargnées.


Et la situation sanitaire et économique ne s’est pas spécialement arrangée. La Fondation Abbé Pierre craint une bombe sociale à retardement parce que l’on verra les conséquences concrètes dans les mois à venir. Pour le moment, il y a la trêve hivernale jusqu’au premier avril. L’année dernière elle avait été prolongée par le gouvernement jusqu’au 1 juillet. Mais les procédures d’expulsions sont bien lancées. Sauf que les tribunaux eux aussi ont été un peu confinés et ont tourné au ralenti.


Ils ont commencé à se pencher sur les procédures d’expulsions de l’année 2020, il y a à peine deux mois, en novembre dernier. D’après les différentes associations du droit au logement, des expulsions massives devraient arriver à partir du printemps voir à l’été prochain. Les plus touchés par le mal logement se sont les personnes qui étaient déjà précarisées, c’est donc une double peine. "Il faut rester chez vous et limiter les contacts", cette phrase prononcée par Emmanuel Macron lors du premier confinement était le début d’une souffrance. 

8% de la population vit dans un logement sur-occupé

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Les confinements les couvre-feux pour certains ça correspond à passer plus de temps dans un logement insalubre, partager quelques mètres carrés à plusieurs. Cela concerne quand même 5 millions de Français. Plus de 8 % de la population française vit dans un logement sur-occupé avec une conséquence directe, les risques accrus de contaminations, sans possibilité de s’isoler. Cette crise sanitaire révèle tout simplement un peu plus la crise du logement et l’aggrave dès aujourd’hui et sans doute dans les mois à venir.

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