2 min de lecture Confinement

Les infos de 18h - Coronavirus : un homme jugé pour avoir violé 6 fois le confinement

Le premier jugement pour non-respect du confinement s'est tenu le mardi 31 mars. Le prévenu qui a reconnu avoir violé à 6 reprises le confinement a écopé de 105 heures de travaux d'intérêt général.

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Le journal de 18h du 31 mars 2020 Crédit Image : DENIS CHARLET / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet Journaliste RTL

25.000 PV ont été dressés en deux semaines pour non-respect du confinement. Pour la première fois aujourd’hui, un homme a été jugé en comparution immédiate pour avoir enfreint les règles à six reprises. 

Un jeune homme fluet de 22 ans, un petit masque en papier bleu ciel recouvrant sa barbe noire fournie, encadré dans le box par un policier qui se tient à distance par mesure de sécurité. 

"Monsieur, c’est une affaire très simple aujourd’hui, on vous reproche six violations de confinement en six jours dont trois verbalisations en moins de 45 minutes." C’est par ces mots que le président ouvre l’audience. Le jeune homme au casier lourd est gêné, bredouille, bafouille, explique qu’à chaque fois, c’était pour aller acheter des antidouleurs à la pharmacie. "J’ai la main cassée" dit-il en montrant son bandage. "Mais on vous a interpellé à 22h30, un autre jour à 23h, puis à 23h30", martèle le président. 

C’est à ce moment que le prévenu se rapproche un peu plus du micro : "Écoutez, chez moi, on est entassés à 7 dans un deux pièces. J’étouffe, j’ai voulu prendre l’air, j’ai dormi une nuit dans ma voiture puis à l’hôtel. Chez moi, c’est trop petit".  

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Son avocat appuie ses propos : "Face à nous, on n’a pas un rebelle qui refuse le confinement mais un drame familial à huis clos". À chaque fois, le prévenu a une attestation sur lui mais parfois, ce n’est pas la bonne date, ce n’est pas la bonne heure… L’avocat dénonce un manque de pédagogie, une verbalisation frénétique. À plusieurs reprises, le président et le procureur insistent sur l’intérêt du confinement, l’urgence sanitaire. 

Le jeune homme reconnaît sa faute, il est condamné à 105 heures de travaux d’intérêt général. Le président referme l’audience : "J’espère que ces travaux seront réalisés dans un établissement de santé". 

À écouter également dans ce journal

Politique - Emmanuel Macron a plaidé pour une souveraineté nationale et européenne et notamment une indépendance pleine et entière pour la production de masques. Il a déclaré lors de la visite d’une usine produisant des masques : "Le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant. Il nous faut retrouver la force morale et la volonté pour retrouver notre indépendance."

Chloroquine - Une étude sur la chloroquine a été lancée sur 1.300 patients par le CHU d’Angers, afin de déterminer l’efficacité ou non de ce traitement. En cas de différence notable et précoce entre les patients recevant des placebos et ceux recevant de l’hydrochloroquine, l’étude pourra être arrêtée pour que tous les patients puissent bénéficier du traitement.

Sport - Les sites sportifs inutilisés se transforment pour aider en ces temps de crise. L’Arena de Nanterre va ainsi peut-être accueillir une association qui assemble des plateaux repas pour les SDF. Plusieurs institutions comme le Toulouse FC ont mis leurs centres de formation à disposition. 

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