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Les associations féministes lancent une campagne d'interpellation à Macron

Après l'annonce de coupes budgétaires de la part du gouvernement, les associations féministes réagissent et lancent une campagne d'interpellation à l'attention d'Emmanuel Macron.

Osez le féminisme lors d'une manifestation à Bordeaux le 21 janvier 2017
Osez le féminisme lors d'une manifestation à Bordeaux le 21 janvier 2017
Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Arièle Bonte
Arièle Bonte

"Rétablissez le budget des droits des femmes". C'est la demande d'un collectif d'associations féministes à l'attention de Emmanuel Macron pour soutenir les associations féministes possiblement visées par une baisse de subventions.

Osez le féminisme, Les Effronté-e-s ou Les Glorieuses (dont les financements ne dépendent pas des pouvoirs publics, précise La Fondation des Femmes à Girls) ont rassemblé leurs voix après l'annonce des coupes budgétaires avancées par le gouvernement et qui devraient, selon Le journal Du Dimanche, toucher plusieurs organisations féministes venant notamment en aide aux femmes victimes de violences. 

Les chiffres donnés par le JDD ont très vite été démentis par Marlène Schiappa sur Twitter. La secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes s'est également défendue sur LCI en arguant qu'une "sanctuarisation des subventions pour les associations qui accueillent des femmes victimes de violences sexuelles ou sexistes" avait été décidée au sein du gouvernement. "C’est une priorité de l’action qu’on mène. Il n’y aura donc pas de coupes", a-t-elle martelé. 

Une "mission de service public"

"Doit-on comprendre que les autres associations seront touchées ? Le gouvernement se permettrait-il d’opérer une hiérarchie dans les combats féministes ?", s'indigne alors Osez le féminisme dans un communiqué, publié ce mardi 18 juillet, soulignant le "travail remarquable" de ces structures mais refusant la "concurrence" entre associations, ainsi que la baisse de leurs subventions.

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Dans leur campagne d'interpellation à Emmanuel Macron, le collectif d'associations féministes demande simplement une garantie des budgets alloués aux associations et en profite alors pour réaffirmer son rôle auprès de "centaines de milliers de femmes" : "faire avancer l’égalité professionnelle, déconstruire les stéréotypes, prévenir les violences sexistes et sexuelles, accueillir et prendre en charge les femmes victimes."

Les associations font le travail que nous impulsons, elles ont besoin de moyens.

Laurence Rossignol

Sur Tiwtter, la campagne a été reprise par de nombreuses personnalités engagées pour les droits des femmes (la militante féministe Caroline De Haas, la dessinatrice Pénélope Bagieu, la sénatrice de Loire-Atlantique socialiste Michelle Meunier ou encore Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des Femmes) tandis que sur Public Sénat, Laurence Rossignol, ancienne ministre des Familles, des Droits des Femmes et de l'Enfance a réagi en affirmant que "les associations font le travail que nous impulsons, elles ont besoin de moyens".

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