2 min de lecture Gilets jaunes

Les actualités de 18h - "Gilets jaunes" : les manifestants n’entendent pas renoncer à l’acte V

Malgré l’attentat de Strasbourg, certains "gilets jaunes" comptent bien poursuivre leur mobilisation samedi 15 décembre.

Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
et Paul Véronique

L’attentat de Strasbourg intervient en pleine crise des "gilets jaunes". La France est désormais en "urgence attentats", le plus haut niveau du plan Vigipirate. Au matin de ce mercredi 12 décembre, le secrétaire d'État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en a appelé à la responsabilité générale en espérant qu'il y ait moins de manifestations samedi 15 décembre.

Mais sur les barrages, malgré la solidarité avec les victimes de Strasbourg, pas question de renoncer à l'acte V. RTL s’est rendu sur le barrage du péage de La Ciotat. Si les "gilets jaunes" rencontrés expriment tous leur solidarité avec les victimes de l’attentat, ils sont déterminés à poursuivre la mobilisation coûte que coûte.

"C’est malheureux ce qui s’est passé à Strasbourg, mais ça ne nous empêchera pas de mener toujours le mouvement. Les 'gilets jaunes' ils n’y sont pour rien (…) On n’est pas là pour gérer ça, on ne reculera pas", assène Christian.

De son côté, Sabrina évoque la théorie du complot. "Je pense qu’il y a anguille sous roche dans cette histoire. Selon moi, on ne lâche rien, on continue le mouvement", explique-t-elle. Pour ces deux manifestants, l’acte V de la mobilisation des "gilets jaunes" aura bien lieu samedi 15 décembre.

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- Chérif C., le jeune homme de 29 ans auteur présumé de l’attentat de Strasbourg, était bien connu des services de police. À son actif : 67 antécédents judiciaires, dont 27 condamnations en France pour des vols et des violences. C'est en prison qu'il s'est radicalisé, il faisait du prosélytisme. Mais c'est pour son profil de délinquant qu'il était fiché S.

- Deux morts, quatorze blessés et trois dont le pronostic vital est engagé. C’est le dernier bilan donné par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, de l’attentat de Strasbourg. Certaines cibles ont reçu une balle dans la tête, d'autres ont été frappés à coups de couteau. Agnès Buzyn s'est rendue cet après-midi au chevet des blessés à l'hôpital.


- Face à ce carnage, une question revient avec insistance : comment le tireur a-t-il pu passer les barrages de sécurité ? Depuis trois ans, le marché de Noël de Strasbourg est particulièrement surveillé. Le centre-ville est bouclé, pour y accéder, il faut passer par des fouilles au corps et les forces de l'ordre patrouillent en permanence. Mais hier, les effectifs qui devaient sécuriser le marché avaient été redéployés pour encadrer le mouvement des lycéens qui menaçait de dégénérer.

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Gilets jaunes Attaque à Strasbourg Attentat
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