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Le scarabée japonais, une nouvelle menace pour les jardins en France

Le scarabée japonais, un insecte ravageur pour de nombreuses espèces de plantes, est aux portes de la France. L'Anses a publié son plan pour empêcher son implantation.

Un scarabée japonais (illustration)
Un scarabée japonais (illustration)
Crédit : Wikimedia / @Kmtnewsman0
Nicolas Barreiro & AFP

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a signalé ce lundi 13 juin que le scarabée japonais menaçait de s'introduire en France. Une surveillance accrue et différents moyens de lutte sont recommandés contre cette espèce, qui représente un véritable danger pour des centaines de plantes.

Le scarabée japonais, ou hanneton japonais, a été repéré en Italie en 2014 et en Suisse en 2017 et "la probabilité qu’il entre en France est haute", indique l'Anses dans un communiqué. De son nom scientifique, Popillia japonica, "cet insecte ravageur représente une menace pour des centaines d’espèces de végétaux" : "l'adulte se nourrit préférentiellement de feuilles tandis que les larves s'alimentent des racines", avertit l'agence.

Plus de 400 types de plantes sont concernés, aussi bien "des plantes alimentaires : prunier, pommier, vigne, maïs, soja, haricot, asperges, etc.; des espèces forestières, comme l'érable plane ou le peuplier; ou des plantes ornementales, par exemple les rosiers ou certaines espèces présentes dans les pelouses et gazons".

"Intervenir dès la première détection de l'insecte"

Pour l'Anses, il est impossible d'empêcher l'arrivée de ce scarabée en France. "C’est un insecte qui se déplace facilement, les conditions de température et de précipitation lui sont favorables et, comme il peut consommer de nombreuses espèces de plantes présentes sur le territoire français, il n'aura pas de difficulté à trouver des sources de nourriture", explique Christine Tayeh, coordinatrice scientifique à l'Anses, citée dans le communiqué. Le scarabée japonais peut voler ou faire de "l'auto-stop" en se déplaçant sur n'importe quel support.

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Il faut donc "intervenir dès la première détection de l'insecte", via des "pièges équipés de leurres mixtes (combinaison de phéromones sexuelles et d'attractifs floraux)" placés le long de la frontière avec les pays où il est déjà présent et à proximité de points d'entrée du territoire (ports, aéroports, routes), tout en sensibilisant également les professionnels des secteurs concernés. L'éradication au début de l'invasion, après les premières détections, a fait ses preuves en Oregon ou en Californie, indique l'Anses.

En cas de détection, l'Agence recommande "de délimiter une zone infestée" avec une surveillance renforcée et la mise en œuvre de plusieurs moyens de lutte contre le scarabée, dont "le piégeage de masse, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques de synthèse et la lutte biologique", en fonction des situations.

Il est aussi possible de réduire l'irrigation en période de ponte ou de pratiquer le labour du sol à l’automne pour diminuer la survie des larves et les dégâts sur les plantes. "Si de telles actions ne sont pas déployées dans les plus brefs délais après la détection du scarabée japonais, empêcher sa dissémination une fois qu’il se sera établi sur le territoire risque d’être long et d’avoir une faible chance de succès", met en garde l'Anses.

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