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IVG : les femmes ont-elles vraiment la liberté de disposer de leur corps ?

Les femmes ont obtenu la libre disposition de leur corps beaucoup plus tardivement que les hommes. Mais cette liberté est-elle pleinement acquise ? "On est fait pour s'entendre" se pose la question.

IVG  : les femmes ont-elles vraiment la liberté de disposer de leur corps ?
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Crédit : AFP
IVG : les femmes ont-elles vraiment la liberté de disposer de leur corps ?
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Thibaud Chaboche & Emmanuelle Brisson

Le 5 avril 1971, 343 Françaises, en dépit des poursuites pénales qu'elles encouraient, ont eu le courage de signer un manifeste pour soutenir une pétition appelant à la légalisation de l'avortement en France. On appelait cela alors "le manifeste des 343".

À l'époque, les femmes étaient contraintes de le faire en toute clandestinité, dans des conditions inhumaines, dégradantes et parfois dangereuses. Le 26 novembre 1974, Simone Veil montait à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre cette interruption volontaire de grossesse.

Xavière Gauthier, écrivaine et journaliste est en direct sur RTL. "Ce qui était le plus dur à l'époque, c'était le silence. Puisque c'était interdit, on n'avait pas d'adresses de personnes fiables, on frappait à toutes les portes, on cherchait partout et les semaines voir les mois passaient. Le risque était de plus en plus grand. Elle poursuit : "il y a eu aussi la question de l'argent puisqu'un avortement coûtait souvent très cher. Ensuite nous étions livrés aux mains d'une personne non qualifiée et capable de nous faire subir n'importe quoi".

Être enceinte n'est pas toujours une bonne nouvelle pour certaines

Sarah Durocher, co-présidente du planning familial

Même si l'avortement est aujourd'hui légal, en terme d'application ce n'est pas si simple que cela. "Pour certaines, être enceinte n'est pas toujours une bonne nouvelle, admet Sarah Durocher, co-présidente du planning familial. L'avortement apparait comme une solution à une grossesse non désirée, et le planning permet d'entendre les questionnements, le doute, le choix qu'on se pose suite à cette grossesse non voulue. 

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Un aspect psychologique parfois difficile à dépasser, amplifié par un sentiment de solitude. "On voit souvent des femmes qui sont assez seules, qui sont rarement accompagnées par leurs conjoints et qui ne peuvent pas en parler à leurs parents", souligne de son côté Philippe Faucher. 

Le gynécologue obstétricien milite d'ailleurs pour étendre l'accès légal de l'avortement. "Il y a toujours cette honte de l'avortement, et c'est cela qu'il faut faire disparaitre afin que les femmes puissent exercer ce droit sans en avoir honte, en toute liberté".

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"On est fait pour s'entendre", le magazine qui vous ressemble et vous rassemble, de 14h30 à 15h30, en direct sur RTL.

Invités

- Hélène Strag, scénariste. Co autrice de '' Le Manifeste des 343: L'histoire d'un combat '' aux éditions Marabulles.

Le Manifeste des 343
Le Manifeste des 343
Crédit :

-  Philippe Faucher, gynécologue obstétricien. Auteur de '' Une sur trois '' chez Robert Laffont.

Une sur trois
Une sur trois
Crédit :

- Sarah Durocher, co-présidente du planning familial.

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