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INVITÉE RTL - Université de Caen saccagée : "C'est intolérable", réagit Sylvie Retailleau

Murs tagués, cloison cassés... La Fac de Caen a été en partie saccagée. Elle était occupée par des manifestants opposés à la réforme des retraites depuis le 6 mars et a été évacuée lundi 17 avril par les forces de l'ordre. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, fait le point sur la situation.

Sylvie Retailleau, reste ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

FAC DE CAEN SACCAGÉE - Sylvie Retailleau est l'invitée de RTL Midi

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Pascal Praud & Céline Landreau - édité par Jeanne Le Borgne

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Selon le président de la faculté de Caen, Lamri Adoui, les dégâts causés par les manifestants opposés à la réforme des retraites qui ont bloqué et saccagé un bâtiment se chiffrent à pas loin d'un million d'euros. "Et c'est sans compter sur le temps nécessaire pour remettre en l'état l'ensemble de ces locaux, souligne Sylvie Retailleau, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce bâtiment risque d'être bloqué jusqu'à la rentrée."

Le bâtiment était bloqué par une dizaine à une quinzaine de personnes, d'après Sylvie Retailleau, qui précise que seuls deux d'entre eux ont été identifiés. "Ils ne sont restés que quelques jours, à peine une semaine", détaille-t-elle également. 

L'université leur avait mis un amphithéâtre à disposition "pour qu'ils échangent librement et débattent", mais certains en ont "profité pour bloquer un bâtiment avec des forces radicalisées venant de l'extérieur", regrette la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. 

Une plainte a été déposée

Quant au laps de temps laissé aux étudiants avant de les déloger, la ministre a assuré que tout avait été fait pour éviter des scènes de violence. "Il y a tout de même eu un personnel de l'université qui a été jeté à terre à un moment donné et on a dû faire attention à ce qu'il n'y ait pas de dérive, à ne pas répondre à la violence uniquement par la violence", explique Sylvie Retailleau.  

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Sylvie Retailleau a, en outre, assuré que le président d'université a porté plainte. "C'est intolérable, c'est insupportable de permettre à une dizaine de personnes de bloquer des locaux, d'empêcher des gens de travailler et des jeunes d'étudier, alors que l'on a souffert pendant longtemps du non présentiel", s'est insurgé la ministre. 

D'autres universités ont également été visées par des dégradations : Rennes II, Toulouse II et Bordeaux. "Malheureusement, les extrêmes sont présents et même si elles sont minoritaires, ce sont elles qui provoquent ces blocages", regrette Sylvie Retailleau. Mais nous ne souhaitons pas entrer dans cette spirale de la violence pour autant parce que dans la majorité des universités, les jeunes ne cherchent pas la violence et débattent dans le calme, assure-t-elle. 

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