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INVITÉE RTL - Coronavirus : des mesures "pas assez sérieuses", selon Catherine Hill

Les mesures annoncées ce lundi 6 décembre par le Premier ministre vont-elles suffire à juguler la cinquième vague épidémique ? Réponse de l'épidémiologiste Catherine Hill, invitée de RTL Midi, ce mardi.

Catherine Hill appelle à rapprocher la vaccination des plus âgés.
Catherine Hill appelle à rapprocher la vaccination des plus âgés.
Crédit : SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
INVITÉE RTL - Coronavirus : des mesures "pas assez sérieuses", selon une épidémiologiste
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Amandine Bégot & Pascal Praud - édité par Benoît Leroy

"Pas vraiment rassurée". Jean Castex a annoncé ce lundi 6 décembre un quasi statu quo sur le front de la crise sanitaire. Hormis la fermeture des boîtes de nuit, le gouvernement n'a pas adopté d'autres mesures de restriction. Un choix qui inquiète Catherine Hill, épidémiologiste et qui juge ces décisions "pas assez sérieuses" face à la reprise épidémique.

"Comment allons-nous passer Noël ?", s'interroge-t-elle, ce mardi au micro de RTL Midi. Selon elle, "il faudrait s'attaquer d'abord au déficit de protection vaccinale chez les personnes âgées". Au 7 décembre, 13% de la population de plus de 80 ans n'avait reçu aucune dose de vaccin. "Ce sont des personnes souvent non mobiles. Il faut que la vaccination aille aux gens, plutôt que les gens aillent à la vaccination", considère la spécialiste au micro de RTL.

Deuxième piste évoquée par Catherine Hill, la réalisation de tests groupés de façon systématique au sein des établissements scolaires. "Cela permet de réaliser un test deux fois par semaine pour l'ensemble de la classe", explique-t-elle. Si la piste a un temps été envisagée par le gouvernement, des difficultés logistiques ont empêché sa généralisation. "Pourquoi d'autres pays, comme les États-Unis y arrivent, et pas nous ?". L'experte évoquant une mauvaise volonté de la part des laboratoires. "Cela rapporte davantage de réaliser des tests personnels, on préfère dépenser de l'argent."

"Je ne sais pas par quels moyens nous pouvons contrôler l'épidémie, mais en tout cas des pistes n'ont pas encore été explorées", estime Catherine Hill. Enfin, cette dernière sonne l'alarme sur la situation dans les hôpitaux. "Il y a moins d'infirmières, des lits ont été fermés depuis et les personnels sont démoralisés". Depuis le mois de novembre, une trentaine d'établissements ont déclenché le plan blanc

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