3 min de lecture Écologie

Faut-il ou non interdire les terrasses chauffées ?

Très polluantes, les terrasses chauffées sont de plus en plus critiquées. Un combat parmi d'autres, symbole de la prise de conscience écologiste de la population.

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Faut-il ou non interdire les terrasses chauffées ? Crédit Image : PATRICK HERTZOG / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Noé Blouin

C’est un thème qui va peut-être s’inviter lors des prochaines élections municipales : faut-il ou non interdire les terrasses chauffées ? Le débat est relancé, notamment à Paris, alors que certaines villes ont déjà tranché.

Ce sera, par exemple, le cas de Rennes, le 1er janvier plus de terrasses chauffées. C’est également le cas à Thonon où depuis sept ans, dans les cafés la phrase "c’est génial d’être en terrasse le 22 décembre" est bannie.Très polluant, des braseros allumés à pleine puissance pendant huit heures serait l’équivalent d’un trajet de 350 km en voiture. C’est difficile de parler de baisse des émissions de CO2 et de continuer à autoriser ce genre de dépense énergétique.

À Paris, par exemple, le maire du deuxième arrondissement, le vert Jacques Boutault est très en pointe sur ce sujet et espère qu’il sera débattu pendant la future campagne municipale. Le règlement des terrasses, puisqu’il y en a un, précise tout de même que le mode de chauffage ne doit pas générer de gaz polluants, ce qui n’est pas vraiment le cas, donc débat, passion, pollution.

Souvenez-vous en octobre dernier, on s’amusait du Qatar qui souhaite climatiser ses rues, alors que ça n’étonne plus personne quand quelqu‘un dit : "il fait froid sur cette terrasse, on peut monter le chauffage ?", c’est la même chose.

Un enjeux électoral ?

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Depuis 2006, année du décret Bertrand interdisant de fumer dans les lieux publics et les lieux de restauration, on voit ces parasols chauffant partout. Dès le début, des députés écolos ont voulu l’interdire, échec. En 2011, la Mairie de Paris ne veut plus de chaufferette au gaz mais à l’électricité, elle est déboutée par le tribunal administratif. Pour les cafetiers l’enjeu est important car, le fumeur est une espèce en voie de disparition mais pas encore une espèce rare, qui peut choisir bars et autres restaurants en fonction de ces chauffes terrasses.

En 2009, le Figaro estimait que ces terrasses collection hiver–été représentaient 20% du chiffre d’affaires des établissements, à quatre mois des municipales rien ne sert pour les politiques de se fâcher. Après, je ne crois pas que la pose ou non d’un chauffe terrasse fasse que vous soyez élu ou battu aux prochaines municipales. La chose intéressante, c’est qu’aujourd’hui, ça n’apparaît plus anecdotique.

Pour un français sur trois, l’environnement doit être l’une des priorités du futur maire. Réduction du nombre de voitures, végétalisation de la ville, recyclage ou même accueil de cirques avec des animaux sauvages, voilà quelques thématiques sur lesquels doivent travailler les candidats. Si vous vous présentez , la présence d’un ficus sur votre affiche ne suffira pas cette fois, à méditer.

Le plus : l’écocide bientôt reconnue en France ?

Après un rejet par le Sénat en mai, le député de Seine-Maritime, Christophe Bouillon, retente le coup cette après-midi à l’Assemblée, avec une proposition de loi pour reconnaître l’écocide. Il s’agit, selon le 1er article de cette proposition, de reconnaître l’écocide "comme une action concertée et délibérée tendant à causer directement des dommages étendus, irréversibles et irréparables à un écosystème.

10 millions d'euros d’amende, 20 ans de prison. Il ne s’agit pas là d’arracher un arbre, mais de durcir très fortement les sanctions. Marée noire, pollution extrême, à voir qui sera vraiment concerné et surtout si les députés vont pousser le curseur aussi loin dans la démarche d’une justice environnementale.

La note : 16/20 au dictionnaire Oxford

Le dictionnaire de référence de la langue britannique choisit chaque mois de novembre le mot qui représente le plus l’année écoulée. Pour l’institution, c'est "Urgence climatique" qui représente le mieux 2019, une expression dont l’usage aurait été multiplié par 100. D’autres mots étaient en lice pour décrocher le titre : "crise climatique", "action climatique", "déni climatique", on sent comme une thématique qui se dégage non ?

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