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Euthanasie : "Je ne peux rester à attendre que la mort arrive", confie Françoise Hardy

INVITÉE RTL - Françoise Hardy était au micro de Flavie Flament ce mercredi 7 avril à l’occasion des débats à l’Assemblée sur "une fin de vie libre et choisie". Découvrez son interview.

Françoise Hardy se confie sur sa maladie
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Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
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Flavie Flament & Emmanuelle Brisson

"Il faut se mettre à la place de ceux qui souffrent trop", assure Françoise Hardy avec conviction quant aux débats autour de l’euthanasie. La chanteuse âgée de 77 ans est revenue, ce 7 avril, sur son cas personnel dans l'émission de Flavie Flament, On est fait pour s'entendre.

Françoise Hardy avait déjà demandé de l’aide pour ne plus souffrir : "C’est absolument épouvantable, mais pour le moment j’assure. J’arrive à me faire à manger. Tant que je peux faire ça, ok ! Mais si ça devient encore pire, si je suis affaiblie au point de ne plus pouvoir rien faire, moi je penserais sérieusement à l’euthanasie. Je ne peux pas rester comme ça à attendre que la mort arrive, parce que je ne peux plus vivre. Je ne peux plus faire les choses que ma vie requiert."

La chanteuse a toujours défendu farouchement le droit à mourir dans la dignité. Et quand on lui demande à quand remonte son engagement pour l’euthanasie, Françoise Hardy répond alors : "Je ne sais pas si on peut parler d’engagement mais j’ai toujours été tout à fait favorable à l’euthanasie depuis, peut-être, mes 15 ans."

Un acte d'amour

La mère de Françoise Hardy a eu la maladie de Charcot qui est une maladie incurable. Elle l'a accompagnée jusqu'à la fin. "Le médecin de ma mère lui avait dit : 'Madame Hardy, le jour où vous le déciderez, vous me le dîtes et vous pourrez compter sur moi'. Il lui a envoyé, le jour où elle l’a décidé, un médecin hospitalier. Celui-ci devait élaborer avec moi une sorte de scénario pour que le médecin légiste ne se doute de rien et fasse le nécessaire."

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Pour Françoise Hardy, c'était un acte d’amour et elle n'a en aucun cas pensé à la loi à ce moment-là. "Je ne me posais absolument pas la question d’outrepasser la loi ! C’était la volonté de ma mère et c’était tellement compréhensible. Je comprenais très bien. Je trouve qu’il y a des conditions de vie qui sont invivables, c’est le cas de le dire, et il faut avoir la possibilité d’arrêter sa vie !"

Un sujet auquel Françoise Hardy a été sensible, à travers la maladie de sa maman, mais aussi avant même qu'elle rencontre elle-même des souffrances. 

Demander de l’aide pour ne plus souffrir ? Moi ça m’est déjà arrivé de le demander !

Françoise Hardy

"À cette époque-là déjà on avait entendu parler de Thierry Luron, on savait qu’il avait le sida. Et on a su que le médecin qui défendait l’euthanasie dans les débats télévisés ne l’a absolument pas aidé à partir en paix, c’est-à-dire à abréger ses souffrances. Moi je trouve que c’est inhumain ! Pour qu’un médecin refuse cela, c’est inhumain. Maintenant j’ai compris, depuis, qu’un médecin risquait beaucoup à faire ce genre de choses."

Demander de l’aide pour ne plus souffrir ? "Moi ça m’est déjà arrivé de le demander ! Quand je me suis réveillée en 2015 à l’hôpital et que j’avais vraiment failli mourir, les médecins avaient prévenu Thomas, et puis Thomas devait prévenir son père que c’était la fin. Quand je suis revenu à moi, il fallait qu’on m’administre des chimiothérapies, et puis à nouveau une immunothérapie que je savais bien supporter. J’avais donc demandé à un médecin s’il accepterait de m’aider à partir si jamais ça ne fonctionnerait pas."

Mais on lui a alors répondu que c’était excessivement compliqué. "C’est là où j’ai compris qu’un médecin risquait beaucoup trop de choses à faire cela" ajoute-t-elle. Et à ceux qui sont opposés à l’euthanasie, Françoise Hardy répond : "Il faut se mettre à la place de ceux qui souffrent trop !"

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